POLITIQUE
22/09/2016 02:39 EDT | Actualisé 22/09/2016 02:59 EDT

Compressions budgétaires: le Commissaire au lobbyisme tire la sonnette d'alarme

Close-up of businessman with pocket out
GlobalStock via Getty Images
Close-up of businessman with pocket out

Le Commissaire au lobbyisme, François Casgrain, tire la sonnette d'alarme: sa mission risque d'être "mise en péril" à cause des compressions budgétaires répétées.

Au cours d'une entrevue jeudi, à l'occasion de la publication de son rapport d'activité pour 2015-2016, le bureau du Commissaire au lobbyisme a souligné que le nombre de demandes émanant des lobbyistes, des citoyens et des titulaires de charges publiques n'avait cessé d'augmenter, ces dernières années, alors que ses effectifs sont demeurés les mêmes depuis 2009.

Si ce rythme continue, dans un contexte de restrictions budgétaires, c'est la mission même de l'institution qui sera mise en péril, a-t-on soutenu.

Le Commissaire affirme que déjà, à cause de ces contraintes budgétaires, il n'a pu réaliser autant d'activités de surveillance l'année dernière qu'il l'aurait souhaité.

De même, il a dû tenir moins d'activités de sensibilisation et d'information et a dû reporter certains projets.

Par exemple, au cours de l'année 2015-2016, le nombre de lobbyistes inscrits au registre a crû de 31 pour cent par rapport à 2014-2015 pour atteindre 9330. La majorité d'entre eux, soit 6338, étaient des lobbyistes d'entreprise.

Son bureau a reçu 1551 demandes de renseignements, soit une augmentation de 28 pour cent par rapport à l'année précédente.

Le commissaire est secondé par une équipe de 29 personnes pour la vérification, les enquêtes, la formation, les affaires juridiques et autres.

i ce rythme continue, dans un contexte de restrictions budgétaires, c'est la mission même de l'institution qui sera mise en péril, a soutenu le commissaire, Me François Casgrain.

"Les ressources demeurent sensiblement les mêmes, de sorte que l'organisation en arrive à se positionner et à indiquer que finalement, est-ce que c'est possible d'avoir davantage de ressources pour répondre à la mission du Commissaire au lobbyisme, qui est bien sûr la surveillance et le contrôle des activités de lobbyisme", a résumé son porte-parole, Daniel Labonté.

Le Commissaire affirme que déjà, à cause de ces contraintes budgétaires, il n'a pu réaliser autant d'activités de surveillance l'année dernière qu'il l'aurait souhaité.

De même, il a dû tenir moins d'activités de sensibilisation et d'information et a dû reporter certains projets.

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