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21/09/2016 07:36 EDT | Actualisé 22/09/2017 01:12 EDT

Espagne - Le président de la Ligue démissionne pour briguer un nouveau mandat

Javier Tebas, président de la Ligue espagnole de football professionnel (LaLiga) depuis 2013, a annoncé mercredi sa démission en vue de la convocation d'élections anticipées qui lui permettront de briguer un nouveau mandat de quatre ans.

"J'ai présenté formellement ma démission comme président de LaLiga", a écrit Tebas sur son compte Twitter. "S'ouvre désormais un nouveau processus électoral où je solliciterai à nouveau la confiance des clubs."

Le dirigeant de 54 ans, ancien président du club de Huesca (Aragon), préside la Ligue depuis son élection en avril 2013, alors qu'il était seul candidat à l'époque. Sauf surprise, il pourrait être encore seul en lice pour le nouveau scrutin, qui pourrait se dérouler d'ici un mois selon le quotidien sportif madrilène As.

Tebas compte à son actif d'avoir réformé en 2015 le système des droits télévisés du football espagnol et d'avoir centralisé leur commercialisation, une première en Espagne, où chaque club négociait auparavant au cas par cas avec les diffuseurs.

Désireuse de lutter face à la puissance financière du Championnat d'Angleterre, la Liga a porté ses recettes annuelles, nationales et internationales cumulées, à au moins 1,48 milliard d'euros, soit près du double des 800 M EUR par an récoltés via l'ancien modèle.

Javier Tebas, qui ne cache pas être supporter du Real Madrid, a néanmoins d'importants détracteurs en Espagne, à commencer par le président de la fédération (RFEF) Angel Maria Villar, avec qui il est en conflit ouvert. Villar, en poste depuis 1988, a renoncé à briguer la présidence de l'UEFA ce mois-ci et doit être candidat à sa réélection à la RFEF lors du scrutin prévu a priori d'ici la fin de l'année.

Par ailleurs, certains groupes de supporters en Espagne reprochent notamment à Javier Tebas la grille horaire appliquée pour les matches, la jugeant plus adaptée aux télévisions qu'aux spectateurs dans les stades.

Adepte des prises de position controversées, Tebas avait aussi fait parler de lui en début d'année en déclarant dans une interview au quotidien El Mundo qu'il regrettait qu'il n'y ait pas dans le paysage politique espagnol l'équivalent de Marine Le Pen, la présidente du Front national français.

jed/cd