NOUVELLES
20/09/2016 10:09 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Price partant contre des Américains en déroute

TORONTO - Pour un deuxième match de suite, Carey Price sera le gardien partant de l'équipe canadienne. Il sera appuyé par Corey Crawford contre une équipe américaine qui ne doit plus perdre pour espérer survivre à la Coupe du monde.

Un texte de Jean-Patrick Balleux

« Carey nous apporte de la confiance. Tu ne veux pas rendre son travail difficile, surtout lors de revirements ou sur le jeu de puissance des Américains. Il fait les arrêts clés », a expliqué Sidney Crosby au terme d'un entraînement, au Centre Air Canada, à quelques heures du match.

Il faut dire que le gardien, lors de sa dernière cavale internationale, n'avait pas été déjoué durant 224 minutes et 19 secondes. C'était aux Jeux de Sotchi.

« Premièrement, tout ça (ces statistiques) est du passé. Carey est calme. Il est bon. Il sait qu'il est bon et il le sera ce soir. Ce genre d'athlète sait répondre aux attentes. »

Le gardien du Canada n'en attendait peut-être pas tant de Mike Babcock. Mais sa performance de samedi, après 10 mois sans action pour soigner son entorse du ligament collatéral interne du genou droit, a rassuré.

Même formation

Les Canadiens tenteront de signer un deuxième gain à Toronto, après l'impressionnant 6-0 face aux Tchèques samedi. La même recette sera utilisée. Claude Giroux et Jake Muzzin regarderont donc le match de la passerelle.

Pendant ce temps, les Américains, en cas de défaite, auraient autant de chance d'accéder aux demi-finales que de faire élire Donald Trump premier ministre au Canada.

Le revers de 3-0 contre les Européens, jumelé à leur victoire lundi en prolongation sur les Tchèques, a mis les Américains dans une situation précaire.

John Tortorella a choisi de rayer deux de ses joueurs à Columbus, Brandon Dubinsky et Jack Johnson, en plus du gardien Cory Schneider, pour le match.

« C'est difficile de retirer ces joueurs du club. C'est un match très important pour le hockey américain. C'était dur de leur dire qu'ils ne joueraient pas. On s'est cassé la tête à peaufiner la formation. J'espère qu'on aura fait les bons choix », a dit Tortorella après l'entraînement des siens.

La fameuse rivalité

Rivalité surfaite entre les deux pays? « Tous nos matchs sont intenses. Tout le monde veut battre le Canada. Ça va être pareil ce soir », a expliqué Marc-Édouard Vlasic, qui se plaît bien à cette Coupe du monde.

Son collègue à la ligne bleue Shea Weber a reçu de bons mots de Drew Doughty. « Il est solide, incroyable et ne fait jamais d'erreurs sur la glace. C'est aussi un très bon gars à l'extérieur de la patinoire. »

« Il faut traiter ce match comme un autre, croit Sidney Crosby. On ne doit rien changer. »

Des propos repris par ses coéquipiers, qui se sont bien gardés d'allumer une quelconque étincelle pour réveiller leurs rivaux. « Tout le monde connaît son rôle. On a une telle profondeur dans notre équipe », ajoute John Tavarès.

Mais tout n'est pas parfait. Babcock espère ne pas revivre le début du match contre les Tchèques. « Les six premières minutes, on les a laissés s'approcher trop de notre but. On a aussi pris trop de pénalités. »

Reste à voir si la leçon aura été retenue.