NOUVELLES
20/09/2016 13:14 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Possible traité d'extradition avec la Chine: l'opposition à Ottawa inquiète

OTTAWA — Les partis d'opposition se disent préoccupés d'entendre que le gouvernement libéral a récemment entamé des pourparlers avec la Chine concernant un possible traité d'extradition.

De telles négociations avec un pays où la dissidence est passible d'emprisonnement et où le recours à la peine de mort est si fréquent soulèvent des questions qui ont été posées en Chambre, mardi.

En l'absence du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, c'est le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, qui s'est chargé d'offrir des explications aux conservateurs et aux néo-démocrates.

Il a assuré que le Canada soulèverait l'enjeu de la peine de mort avec les autorités chinoises et signalé que la promotion des droits de la personne est une priorité dans les relations avec la Chine.

L'engagement de «soulever la question» paraît bien timide et ne suffit pas à apaiser les craintes d'Amnistie internationale, qui se dit «très, très préoccupée».

Car la Chine n'est pas exactement un modèle en matière de reddition de comptes, a soulevé en entrevue la porte-parole de l'organisation à l'échelle du Canada francophone, Anne Sainte-Marie.

Les discussions entre Ottawa et Pékin ont eu lieu dans le cadre de la visite officielle du premier ministre Justin Trudeau en Chine, la semaine dernière.

Elles ont porté «sur les extraditions et les transferts de délinquants, un point sur lequel nous avons souligné que le Canada est régi par des normes très élevées», a précisé dans un courriel Chantal Gagnon, l'attachée de presse du ministre Dion.