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20/09/2016 13:14 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Niger : 21 morts dans une épidémie de fièvre de la Vallée du Rift dans l'ouest (ministère)

Au moins vingt-et-une personnes sont mortes des suites d'une épidémie de la fièvre de la Vallée du Rift, une maladie virale touchant animaux et hommes qui sévit depuis fin août dans la région de Tahoua dans l'ouest du Niger, a annoncé mardi soir le ministère de la Santé.

"Les résultats de prélèvements de sang humain et animal analysés à l'institut Pasteur de Dakar ont révélé la présence du virus de la fièvre de la Vallée du Rift (...) 52 personnes ont présenté les signes de cette maladie, dont malheureusement 21 ont perdu la vie", a déclaré à la télévision d'Etat Idrissa Mahamadou Maïga, le secrétaire général du ministère nigérien de la Santé.

Les autorités ont défini "plusieurs stratégies" visant à "contenir l'épidémie" via "un renforcement de la surveillance", une "prise en charge" des malades et des campagnes de "sensibilisation" pour "limiter la propagation" du virus, a-t-il dit.

En outre, les autorités sanitaires du Niger demandent aux populations, majoritairement pastorales, des zones affectées d'"éviter la manipulation de viande d'animaux contaminés", de "faire bouillir" le lait avant toute consommation et d'"enterrer avec précaution les cadavres" des animaux morts.

Mahamadou Maïga a "lancé un appel" aux "partenaires du Niger" à "soutenir les efforts de prévention et de lutte contre la maladie".

Les personnes atteintes souffrent notamment de fièvre, de maux de tête et de ventre, de vomissements et de saignements du nez, a-t-il expliqué. Les victimes éprouvent aussi des "douleurs articulaires et musculaires". Chez les animaux, les signes les plus fréquents sont "fièvre, hyper salivation" ou "saignements au niveau des orifices".

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) est une maladie virale touchant principalement les animaux mais aussi susceptible de contaminer l'homme et pouvant provoquer une pathologie sévère. Les morts et les avortements dans les troupeaux touchés entraînent en outre des pertes économiques substantielles, précise l'OMS.

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