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20/09/2016 04:53 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Ni l'aviation russe, ni syrienne n'ont bombardé le convoi humanitaire de l'ONU, affirme Moscou

Ni l'aviation russe, ni l'aviation syrienne n'ont mené le raid aérien ayant frappé un convoi humanitaire lundi après la "fin" de la trêve en Syrie, a affirmé mardi le ministère russe de la Défense.

"L'aviation russe ou syrienne n'a mené aucune frappe aérienne sur un convoi humanitaire de l'ONU au sud-ouest d'Alep", a déclaré le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère dans un communiqué cité par les agences russes.

Le général russe met par ailleurs en doute l'idée que le convoi ait été frappé par un raid aérien. "Nous avons étudié attentivement les images vidéo des soit-disant +activistes+ présents sur place et nous n'avons pas trouvé de signes de frappes sur le convoi par des armes", a poursuivi le ministère russe de la Défense.

"Il n'y a pas de cratère, la structure des véhicules n'est pas endommagée et ils n'ont pas subi le souffle d'une frappe aérienne", ajoute-t-il.

Pour l'armée russe, ces images vidéo - qui ne sont pas celles de l'armée russe - ne montrent que "le résultat d'un incendie, qui s'est comme par hasard déclenché au moment d'une offensive d'ampleur des rebelles vers Alep".

Selon l'armée russe, les combattants du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra) ont lancé une offensive lundi dans cette direction près d'Alep, "appuyée par un feu nourri d'artillerie et de tanks, ainsi que de divers modèles de lance-roquettes multiples".

Le Kremlin avait précédemment indiqué que l'armée russe menait l'enquête sur cet incident.

Vingt civils et un membre du personnel du Croissant-Rouge syrien ont été tués, alors qu'ils déchargeaient une aide humanitaire vitale des camions, selon la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

L'ONU a annoncé mardi suspendre ses convois humanitaires en Syrie après cette frappe meurtrière.

Le Kremlin a jugé mardi "tendue" la situation en Syrie, alors que les combats ont repris de plus belle mardi au lendemain du non renouvellement de la trêve entre l'armée de Bachar al-Assad et les rebelles, qui aura duré une semaine.

Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a estimé que les espoirs de renouvellement de la trêve sont "très faibles".

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