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Martine Ouellet attaque Sylvain Gaudreault et « l'establishment » du PQ

Martine Ouellet accuse le chef intérimaire du Parti québécois de s'ingérer de façon « inacceptable » dans la course à la direction en cherchant à « restreindre [sa] liberté de parole ». Elle dénonce aussi « l'insensibilité » de « l'establishment » du parti, qui a diffusé une vidéo promotionnelle dans laquelle elle brille par son absence.

Dans une mêlée de presse mardi matin à l'Assemblée nationale, Mme Ouellet était interrogée sur cette vidéo, lancée à l'occasion de la rentrée parlementaire. Après une introduction du chef Sylvain Gaudreault, 24 des 28 députés du parti s'y identifient à tour de rôle, avant de lancer à l'unisson le slogan « Nous sommes le Parti québécois ».

Mme Ouellet s'est dite « surprise » de ne pas figurer dans la video, ce qu'elle a attribue à un imbroglio. « C'est dommage de voir qu'un événement comme celui du vidéo vient occuler toute la rentrée parlementaire », a-t-elle ajouté.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé peu après si un fossé se creusait entre le PQ, son « establishment » et elle, Mme Ouellet ne s'est pas faite priée pour livrer le fonds de sa pensée.

« Je ne veux pas mêler le Parti québécois et l'establishment. Ces deux affaires complètement différentes. Et même les membres, à la base, sont tannés, de l'influence indue et de la volonté de la mainmise de l'establishment sur le Parti québécois », a-t-elle commenté.

Lorsqu'on lui a demandé si elle avait l'impression que l'establishment lui demandait de rentrer dans le rang, elle en a rajouté. « C'est pas seulement qu'une impression. C'est clairement différentes actions qui vont dans ce sens-là », a-t-elle laissé tomber.

Mme Ouellet a ensuite été interrogée sur un article publié par La Presse, la semaine dernière, selon lequel M. Gaudreault l'avait critiquée lors d'une rencontre en privée pour avoir participé à une conférence de presse commune avec Québec solidaire pour attaquer le projet de loi 106 visant à créer TransÉnergie Québec.

« C'est inacceptable cette ingérence-là dans la course à la chefferie », a-t-elle répliqué, en défendant sa décision « tout à fait normale » de participer à l'événement et de prendre position sur divers dossiers, à titre de candidate à la direction du parti.

« M. Gaudreault s'ingère dans la course? », l'ont relancé les journalistes.

« On l'a vu dans ce cas-là, effectivement, vouloir restreindre ma liberté de parole à certains dossiers. Il m'a aussi reproché d'avoir demandé la démission de Gaétan Barrette sur le dossier de l'attentat du 4 septembre » 2012 au Métropolis, a-t-elle ajouté.

Selon elle, Sylvain Gaudreault est « plus ciblé d'un côté que de l'autre », et qu'il devrait plutôt discuter avec ses collègues Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée, qui font « plus de tort » au PQ en débattant avec « pas beaucoup de hauteur » dans le cadre de la course.

« Je ne comprends pas que ces rencontres-là aient été rendues publiques de cette façon-là », a ensuite ajouté Mme Ouellet, au sujet de ses discussions avec M. Gaudreault.

« Je suis convaincu de ne pas m'ingérer dans la course à la direction », a assuré M. Gaudreault dans un point de presse subséquent. « Je suis le chef intérimaire de ce parti, chef de l'aile parlementaire de façon intérimaire et chef de l'opposition officielle. »

« Ma seule responsabilité est de préserver l'unité du groupe, mais aussi de faire le travail de l'opposition officielle. C'est ce à quoi je m'attarde chaque jour depuis le 6 mai déjà. Pour le reste, il n'est pas dans mon intention de vous dire les discussions qu'on a à l'intérieur des caucus. »

Plus de détails à venir.

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