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20/09/2016 07:12 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

La CAQ maintient le cap identitaire

L'identité, l'éducation et l'économie sont les principaux thèmes que la Coalition avenir Québec (CAQ) entend défendre au cours de la session parlementaire qui s'ouvre à Québec. François Legault a notamment souhaité un débat serein sur les seuils d'immigration et l'identité québécoise.

Le chef de la CAQ est revenu avec sa proposition de réduire le nombre de migrants accueillis au Québec de 50 000 à 40 000 annuellement, évoquant, en appui à cette proposition, un taux de chômage de 18 % des immigrants arrivés au Québec au cours des cinq dernières années et une proportion de 41 % des immigrants qui ne parlent pas français, 

« On a 200 000 immigrants qui ne parlent pas français au Québec », a ajouté M. Legault en entrevue à ICI RDI. « On ne pourra pas donner des cours de français à tous ces gens-là du jour au lendemain. Je pense qu'il faut faire une pause pendant un certain nombre d'années et ramener le seuil à 40 000 immigrants par année. »

Il ajoute que même à 40 000 immigrants par année, le Québec serait toujours proportionnellement plus accueillant que la France et les États-Unis.

Outre les questions logistiques et économiques reliées à l'immigration, M. Legault estime que le Québec doit protéger ses valeurs et la langue française tout en accueillant ses immigrants. Il reproche au premier ministre Philippe Couillard d'avoir augmenté le nombre d'immigrants sans avoir ajouté de ressources pour s'assurer de leur intégration à la société québécoise.

Toujours dans le dossier de l'identité, M. Legault rappelle que son parti interdirait le port de tout signe religieux aux personnes en position d'autorité (juge, policiers et gardiens de prison) de même qu'aux enseignants « au nom de la neutralité de l'État ».

« On a le droit de débattre de ces questions-là sans se faire accuser de xénophobie ou de Donald Trump », a déclaré M. Legault, en déplorant l'attitude du premier ministre Philippe Couillard dans ces dossiers. « C'est un débat qui a lieu dans à peu près tous les pays dans le monde. »

Il reproche à M. Couillard de s'insurger et de s'énerver chaque fois que ces questions reviennent à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. II estime que le débat doit avoir lieu et se faire serainement.

Éducation et économie

En éducation, il déplore l'immobilisme du gouvernement qui mène des consultations depuis son accession au pouvoir il y a deux ans et demi. « On est d'accord pour consulter, mais ça ne doit pas devenir une ''consultonite'', a-t-il ironisé. On a besoin de passer de la parole aux actes en éducation.

L'économie constituera un autre des chevaux de bataille de la CAQ cet automne. M. Legault a dénoncé la création d'emploi peu rémunéré alors que la province devrait miser sur des « emplois de qualité de 30 à 40 $ de l'heure ».