POLITIQUE
20/09/2016 05:50 EDT | Actualisé 20/09/2016 05:50 EDT

Justin Trudeau à l'ONU: «Nous sommes ici pour aider» (VIDÉO)

Dans son tout premier discours à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le premier ministre canadien s'est présenté aujourd'hui comme un joueur constructif sur la scène internationale.

Justin Trudeau le reconnaît : le Canada est un pays modeste, mais il peut, selon lui, faire sa part et apporter sa contribution face aux défis qui affectent la planète.

Mardi, il a cité en exemple l'aide du Canada dans les négociations de l'Accord de Paris sur le climat, le réengagement du pays dans les opérations de maintien de la paix, ou encore l'accueil de près de 31 000 réfugiés syriens depuis décembre dernier.

« Nous sommes Canadiens et nous sommes ici pour aider », a indiqué le premier ministre devant les chefs d'État et de gouvernement réunis à l'ONU.

Le Canada tente d'obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies. Le ministre de l'Immigration, John McCallum, qui fait partie de la délégation canadienne, note cependant que cela n'influence pas les décisions du pays sur la scène internationale.

« Si cela nous aide à obtenir un siège au Conseil de sécurité, c'est bon, mais ce n'était pas l'objectif. Mais ça pourrait aider une cause indirectement », dit-il.

Croissance inclusive

Dans son discours, Justin Trudeau a noté que la croissance n'a pas profité à tous. C'est vrai, selon lui, autant au Canada qu'ailleurs.

Justin Trudeau a plaidé qu'il vaut néanmoins mieux apaiser les anxiétés de ceux laissés pour compte que de les exploiter. « Pour apaiser l'anxiété des gens, nous devons créer de la croissance économique qui est largement partagée », a-t-il souligné.

S'il voulait, par son discours, se montrer à contre-courant d'une tendance mondiale vers le repli sur soi, il s'est bien gardé de faire la morale.

Dans ce forum diplomatique, le premier ministre n'a pas manqué pas de signaler que le Canada a aussi eu ses torts. Il a évoqué entre autres l'internement de Canadiens d'origine ukrainienne, japonaise ou italienne durant les guerres mondiales, de même que la marginalisation, encore aujourd'hui, des peuples autochtones.

« L'important, c'est d'apprendre de nos erreurs », a-t-il estimé.

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