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20/09/2016 12:23 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Discours à l'ONU: Trudeau veut calmer les anxiétés plutôt que de les exploiter

NEW YORK — Justin Trudeau a livré un discours au ton bon enfant à l'assemblée générale des Nations unies, mardi après-midi, tout en réservant une place importante dans son texte à l'accueil par le Canada de milliers de réfugiés syriens.

Le premier ministre canadien, qui en était à ses premières armes devant cette assemblée, a choisi de revenir sur sa campagne électorale de l'an dernier, citant les angoisses et inquiétudes des citoyens qu'il a rencontrés.

C'est ainsi qu'il a conseillé à ses pairs de ne pas exploiter l'anxiété des citoyens, de ne pas la canaliser vers la peur, le blâme ou le rejet de ceux qui «parlent ou prient différemment».

Il s'est attardé sur la venue des 31 000 réfugiés syriens au Canada en annonçant comment il compte mesurer l'effet de sa politique d'accueil. Les efforts canadiens, a-t-il dit, ne seront considérés comme une réussite que lorsque ces réfugiés seront bien établis et «membres à part entière de la classe moyenne canadienne».

Selon M. Trudeau, ce résultat ne sera pas difficile à atteindre parce qu'il croit que la plupart de ces réfugiés coincés dans les camps au Proche-Orient ou sur les routes d'Europe sont issus de la classe moyenne syrienne.

Il les croit médecins, avocats, enseignants et entrepreneurs. Et il est convaincu que ceux qui ont atterri au Canada sauront rapidement se faire une place et profiter des mesures que son gouvernement offre à cette classe moyenne dont il parle depuis sa campagne électorale.