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20/09/2016 07:16 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Deux sociétés françaises vont étudier l'impact d'un projet de barrage sur le Nil

Deux groupes français d'ingénierie vont prochainement mener des études sur l'impact environnemental d'un barrage controversé construit par l'Ethiopie sur le Nil.

Les groupes BRL et Artelia ont signé mardi à Khartoum en présence des ministres de l'Eau du Soudan, de l'Egypte et de l'Ethiopie, un contrat officialisant le lancement prochain d'études sur l'impact écologique du barrage surnommé "Grande renaissance".

BRL et Artelia avaient été choisies en décembre pour mener cette mission à l'issue d'une réunion tripartite à Khartoum.

Les études débuteront dans deux mois pour une durée de 11 mois, a précisé à l'AFP le directeur général de BRL Gilles Rocquelain.

L'Ethiopie construit depuis 2012 un immense barrage hydro-électrique sur le Nil bleu mais, en dépit de onze sessions de négociations depuis cette date, les trois pays n'ont pas réussi à surmonter leurs différends sur la part des eaux de chacun.

L'Egypte, qui tire du Nil environ 90% de son eau et craint que ce barrage n'en affecte le débit, insiste sur ses "droits historiques" sur le fleuve, garantis par des traités datant de 1929 et 1959. Ceux-ci accordent près de 87% du débit du fleuve à l'Egypte et au Soudan.

Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l'Egypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

L'Ethiopie doit inaugurer en 2017 ce barrage présenté comme le plus grand d'Afrique. Sa capacité, annoncée à 6.000 mégawatts, doit mettre le pays à l'abri des insuffisances énergétiques entravant son développement.

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