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20/09/2016 06:48 EDT | Actualisé 21/09/2017 01:12 EDT

Ban ne mâche pas ses mots à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU

NEW YORK — Se libérant finalement des frustrations accumulées au fil des ans, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné mardi ces leaders qui continuent «à alimenter la machine de guerre» en Syrie, violent les droits de la personne et empêchent l'aide humanitaire de rejoindre les populations affamées.

M. Ban, dont le mandat se termine le 31 décembre, a profité de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies pour déclarer que des «commanditaires puissants» des deux camps de la guerre civile syrienne ont «du sang sur les mains».

Il a déclaré être en présence de gouvernements qui ont fermé les yeux, aidé, financé, participé, planifié ou même perpétré les atrocités infligées par tous les belligérants syriens contre des populations civiles. Il a ensuite pointé du doigt le gouvernement syrien, qui continue selon lui à larguer des barils explosifs sur les quartiers rebelles et à torturer systématiquement des milliers de prisonniers.

M. Ban a ensuite accusé les dirigeants du Soudan du Sud d'avoir trahi leur peuple. Dans trop de pays, a-t-il dit, les leaders réécrivent la Constitution, manipulent les élections ou prennent des mesures désespérées pour s'accrocher au pouvoir.

Faisant le bilan de ses dix ans à la tête de l'ONU, M. Ban a évoqué l'émergence du «pouvoir du peuple» grâce aux téléphones cellulaires qui couvrent la planète. Il a aussi mentionné le recul de la pauvreté, les transitions politiques au Myanmar et au Sri Lanka, et le cessez-le-feu conclu en Colombie.

Son discours annuel sur l'état du monde s'est toutefois concentré sur les multiples problèmes qui frappent la planète et sur les leaders qui ne font rien pour les résoudre. Il a énuméré plusieurs «menaces graves à la sécurité» — les combats au Yémen, en Libye, en Irak, en Afghanistan et au Sahel, et le conflit israélo-palestinien où «l'éventualité d'une solution à deux États perd du terrain chaque jour».

M. Ban a ensuite évoqué d'autres problèmes, allant des changements climatiques jusqu'aux extrémistes qui divisent le monde en deux camps: «eux» et «nous».