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#CeciNestPasUnCintre, la campagne qui défend le droit à l'avortement sur les réseaux sociaux (PHOTOS)

Ceci n'est pas... un cintre. Depuis le début du mois de septembre, les photos de femmes mais aussi d'hommes posant avec un cintre se multiplient sur les réseaux sociaux. Derrière cette référence au célèbre tableau de Magritte Ceci n'est pas une pipe, se cache une campagne en faveur du droit à l'interruption volontaire de grossesse.

"Ceci est tout sauf un cintre ! Saurez-vous découvrir à quoi cet objet sert avant le 21 septembre ?", indique la description de la campagne sur leur page Facebook. Leur site renvoie à un compte à rebours qui prendra fin le 28 septembre prochain, date de la Journée internationale de défense des droits à l'IGV en France.

Le choix du cintre ne doit rien au hasard. Avant la légalisation de l'IVG par la loi français Veil, les cintres ou les aiguilles à tricoter étaient utilisés pour pratiquer des avortements clandestins. En 2014, une campagne similaire avait été lancée par l'association Osez Le Féminisme alors que l'Espagne revenait sur le droit à l'avortement voté quelques années plus tôt.

Interrogée sur Franceinfo samedi 17 septembre, la ministre de la Santé de la France Laurence Rossignol a réaffirmé sa volonté de lutter contre les sites "anti-IVG". Elle souhaite ainsi mettre en place des sanctions allant jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende, contre certains sites qui, selon elle, "donnent des fausses informations".

"De mon point de vue, c'est un délit d'entrave numérique. Je ferai une annonce le 28 septembre, à l'occasion de la Journée internationale de défense des droits à l'IGV, pour faire reculer ces sites manipulateurs."

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