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18/09/2016 08:53 EDT | Actualisé 19/09/2017 01:12 EDT

Zimbabwe: la police nie avoir tiré à balle réelle pour disperser l'opposition dans Harare

La police zimbabwéenne a nié dimanche avoir effectué des tirs à balle réelle pour empêcher la veille la tenue dans Harare d'une manifestation d'opposants au président zimbabwéen Robert Mugabe.

Au moins dix-huit partis d'opposition, réunis sous la bannière de l'Initiative nationale pour une réforme électorale (Nera), et une flopée de mouvements issus de la société civile avaient appelé à défiler dans la plupart des villes du pays, dont Harare.

Selon l'opposition, une centaine de manifestants ont été interpellés samedi par la police qui a procédé à des tirs à balle réelle dans certains quartiers de la capitale.

"Aucune arme à feu, aucun tirs à balle réelle n'ont été utilisés contre les manifestants à travers le pays", a affirmé dimanche le porte-parole de la police Paul Nyathi dans un communiqué.

"La réponse du gouvernement a été inquiétante. les policiers ont usé de tirs à balle réelle dans des banlieues comme Kuwadzana,Dzirasekwa, Mufakose et Kambuzuma", avait déclaré à la presse Jacob Ngarivhume, dont le parti Transform Zimbabwe est membre de la Nera. "Au moins 100 personnes ont été arrêtées".

"Seules 21 personnes ont été arrêtées, a répondu dimanche le porte-parole de la police, précisant que parmi elles se trouvent des militants du principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) qui étaient "ouvertement violents".

L'interdiction de manifester et la forte présence de la police ont empêché les manifestants de se réunir et seuls de petits groupes de militants ont réussi à protester dans les banlieues de la capitale.

L'opposition réclame notamment des réformes en vue des élections générales de 2018, alors que les précédents scrutins ont été entachés de nombreuses fraudes.

En dépit de son âge, 92 ans, Robert Mugabe, compte se représenter à la présidentielle.

La vague de protestation actuelle se nourrit largement de la grave crise économique que traverse le pays depuis le début des années 2000, marquée par un chômage de masse.

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