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18/09/2016 05:51 EDT | Actualisé 19/09/2017 01:12 EDT

Migrants: Paris et Berlin appellent à la solidarité au sein de l'UE

Les ministres français et allemand de l'Intérieur ont appelé dimanche l'Union européenne à continuer de soutenir les pays par lesquels les migrants entrent en Europe, alors que la question migratoire divise toujours les pays de l'UE.

Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve a souligné, à l'issue d'un entretien avec son homologue Thomas de Maiziere, leur "convergence de vue" "sur la nécessité de poursuivre le soutien de l'Union aux pays de première entrée - Grèce et Italie - dans la mise en oeuvre des +hot spots+ et des contrôles sécuritaires aux frontières extérieures de l'Union (...) ainsi que du programme de relocalisation des personnes en besoin manifeste de protection."

En septembre 2015, l'Union a adopté un plan de répartition des réfugiés dans les pays membres de l'UE, "auquel la France et l'Allemagne participent au premier plan", a rappelé M. Cazeneuve dans un communiqué, mais auquel les pays du groupe de Visegrad notamment sont fermement opposés.

Lors de la rencontre des dirigeants européens vendredi à Bratislava, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque ont ainsi répété leur refus de tout mécanisme obligatoire de répartition des réfugiés, alors que la Grèce et l'Italie réclament plus de solidarité face à la charge migratoire.

S'agissant de la lutte contre le terrorisme, la France et l'Allemagne renouvelleront, lors de la réunion mi-octobre des ministres de l'Intérieur de l'UE, "leur demande d'une initiative législative de la Commission européenne", notamment sur la question du chiffrement des messageries cryptées comme Telegram, prisées des groupes jihadistes.

Les deux ministres réclameront également un exercice de simulation grandeur nature du nouveau corps européen de garde-frontières et garde-côtes "avant la fin de l'année", afin qu'il soit "pleinement opérationnel dans les meilleurs délais".

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