NOUVELLES
18/09/2016 09:30 EDT | Actualisé 19/09/2017 01:12 EDT

Clôture du sommet des Non-Alignés sous présidence vénézuélienne

Le sommet du mouvement des pays Non-Alignés s'est terminé dimanche sur l'ïle Margarita, au Venezuela, ce pays isolé sur le plan international ayant repris sa présidence pour trois ans alors qu'il traverse une grave crise politique et économique.

Caracas n'a pas précisé combien de pays, sur les 120 membres constituant le Mouvement, étaient représentés pour ce 17e sommet. Mais les délégués présents ont approuvé un document final de quelque 190 pages, appelant à la non-ingérence, à la paix et à la coopération, et mentionnant les inquiétudes du Mouvement pour la situation au Venezuela ainsi que d'autres pays en guerre.

Nicolas Maduro, le président socialiste du Venezuela, impopulaire, est sous pression: l'opposition de centre droit cherche à le faire partir via un référendum révocatoire. Mais il s'est engagé à présider le Mouvement des Non-Alignés pour les trois prochaines années, en dépit de l'instabilité de la situation dans son pays.

Lors d'une allocution samedi, il avait estimé que son gouvernement, comme beaucoup en Amérique latine selon lui, était victime d'une "attaque impérialiste" de la part des Etats-Unis et d'une "guerre économique" cherchant à le destituer.

La défiance à l'égard des Etats-Unis étant un élément fédérateur du Mouvement, le président vénézuélien en a profité pour engranger les soutiens, notamment dans les discours hostiles à la Maison Blanche de Cuba, la Bolivie, l'Equateur, le Salvador, l'Iran ou encore la Corée du Nord.

Se félicitant de vouloir établir "une coexistence civilisée" avec son voisin, le président cubain Raul Castro l'a toutefois accusé de "subversion et d'ingérence".

"Je réaffirme notre solidarité avec le Venezuela et propose que ce sommet rejette toute tentative d'ingérence et de déstabilisation externes", a renchéri le président équatorien Rafael Correa.

Cette semaine vient toutefois de prouver au Venezuela qu'il est de plus en plus isolé, y compris dans sa propre région: l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, pays fondateurs du Mercosur, lui ont retiré la présidence tournante du marché commun sud-américain. Furieux, Caracas a dit refuser cette décision et garder la présidence, donnant lieu à une situation ubuesque pour ce bloc régional fondé en 1991.

mis/vel/ger/pjl