POLITIQUE
17/09/2016 11:06 EDT

Libération d'otages: le NPD interpelle le gouvernement sur le cas de Homa Hoodfar

CP

MONTRÉAL – Si elle se dit « très contente » de voir que le Canadien Kevin Garratt a été libéré de Chine, où il était détenu depuis deux ans, Hélène Laverdière du NPD espère que le cas de Homa Hoodfar en Iran connaîtra un dénouement dans les plus brefs délais.

« Écoutez, je suis très contente. C’est un cas qu’on suivait de près, alors je suis contente qu’il ait pu revenir au pays et j’espère qu’il y en a beaucoup d’autres qui vont se joindre à lui », a-t-elle dit, citant les cas de Raïf Badawi et de Homa Hoodfar.

« Il y en a tellement d’autres qui attendent et où on aimerait voir un résultat rapide », ajoute la porte-parole néodémocrate en matière d’Affaires étrangères qui rappelle que la santé de cette dernière est « fragile ».

Il y a quelques jours, la famille de Homa Hoodfar disait qu’elle était à peine consciente et pouvait à peine parler ou marcher.

La professeure de l’Université Concordia, qui est emprisonnée depuis plus de 100 jours, souffre d’une pathologie neurologique grave qui entraîne la faiblesse de certains muscles. Elle pourrait périr dans sa prison iranienne si rien n’est fait bientôt.

Ses proches n’ont pas été autorisés à lui rendre visite depuis son arrestation, ni à lui apporter les médicaments dont elle a besoin pour contrôler les symptômes de sa maladie.

Le cas de Homa Hoodfar est une « priorité » pour le gouvernement, a indiqué Austin Jean, porte-parole d’Affaires mondiales Canada, il y a quelques jours. Il n’a pas pu détailler les actions prises par Ottawa pour des raisons de confidentialité.

Elle est accusée de « collaborer avec un gouvernement de gouvernement hostile » et de « baigner dans des activités féministes ».

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ainsi que son secrétaire parlementaire Omar Alghabra ont tous deux rencontré sa nièce, Amanda Ghahremani, et disent que leurs agents consulaires sont « en contact étroit et régulier » avec elle.

Mais l’absence d’une représentation diplomatique du Canada en Iran complique quelque peu les choses, selon le porte-parole Austin Jean.

« Les défis posés par l'absence d'une présence diplomatique ne peuvent pas être sous-estimés. Rien ne remplace la représentation directe lorsqu’il est question de protéger et de plaider pour nos Canadiens à l’étranger », a-t-il écrit dans une déclaration écrite.

Plus tôt cette semaine, vingt anciens rapporteurs spéciaux des Nations unies pour les droits de la personne ont demandé la libération immédiate de Homa Hoodfar.

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