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16/09/2016 07:39 EDT | Actualisé 16/09/2016 07:40 EDT

Trump et Clinton débattront sans Gary Johnson ni Jill Stein le 26 septembre

Gary Johnson a eu beau recueillir plus de 8 % des intentions de vote dans cinq sondages, le libertarien ne pourra pour autant joindre sa voix aux candidats Clinton et Trump lors du premier débat présidentiel télévisé, le 26 septembre prochain.

Ainsi en a décidé la Commission des débats présidentiels, vendredi, au grand dam de Gary Johnson et de Jill Stein, la candidate du Parti vert qui, elle non plus, ne participera pas à cette joute verbale.

Pour accéder au convoité débat, prévu à l'Université Hofstra, près de New York, il aurait fallu que les Johnson et Stein franchissent respectivement la barre des 15 % d'intentions de vote, comme le stipulent les règles de la Commission des débats présidentiels. Gary Johnson a recueilli 8,4 % des intentions, et Jill Stein, 3,2 %. C'est bien en deça des 43 % obtenus par la démocrate Hillary Clinton et des 40,4 % récoltés par le républicain Donald Trump.

Plus que la population totale de l'Ohio...

N'empêche, a fait valoir le candidat Johnson par voie de communiqué, « 9 % représentent 13 millions d'électeurs, plus que la population totale de l'Ohio et d'autres États ». Afin de contester la décision de la Commission des débats présidentiels, le libertarien a lancé une pétition qui compte déjà plus de 800 000 noms.

«La Commission [des débats présidentiels] est une organisation privée créée il y a 30 ans par les partis républicain et démocrate dans le but évident de contrôler les seuls débats nationaux télévisés que les électeurs pourront voir.»

- Gary Johnson, candidat présidentiel libertarien

Pas aussi bien que Ross Perot jadis

Bien qu'appréciable, la performance dans les sondages de Gary Johnson n'égale pas celle qu'avait réalisée l'indépendant Ross Perot en 1992. Le milliardaire homme d'affaires avait atteint 39 % des intentions de vote dans un sondage Gallup. Au final, lors de cette élection remportée par Bill Clinton contre George H.W. Bush, Ross Perot avait obtenu tout près de 19 % des voix.

L'ex-républicain Gary Johnson, 63 ans, a été gouverneur de l'État du Nouveau-Mexique. En 2012, après avoir adhéré au Parti libertarien, il avait tenté sa chance aux primaires américaines pour ensuite renoncer à se lancer dans la course à la Maison Blanche.

Il est connu pour ses intentions de légaliser la marijuana. Et, en bon libertarien, il appuie les règles du libre marché, préconisant que le modèle d'affaires établi par Uber s'étende à plus grande échelle.

Gary Johnson a toutefois fait piètre figure à la télévision la semaine passée, demandant « ce qu'était Alep » à un intervieweur qui le questionnait sur la situation en Syrie.

Un mince espoir pour les autres débats

De son côté, Jill Stein, du Parti vert, est une médecin qui a milité dans les domaines de la santé et de l'environnement.

Pour cette native de Chicago, de même que pour Gary Johnson, tout n'est pas perdu pour ce qui est des autres débats à être tenus d'ici la présidentielle de novembre.

En effet, la Commission des débats présidentiels va revoir à deux reprises, dans les semaines à venir, les résultats de sondages. Si ces candidats de tiers partis font meilleure figure, ils pourraient participer aux débats que des dizaines de millions d'Américains se promettent de regarder à la télévision.

(Avec AFP, The New York Times, The Guardian et Le Nouvel Observateur)

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