POLITIQUE
16/09/2016 04:13 EDT

Norman MacMillan quitte ses fonctions de gouverneur des Olympiques de Gatineau

QUÉBEC - Le nouveau conseiller spécial du premier ministre Philippe Couillard, Norman MacMillan, a annoncé vendredi qu’il quitte ses fonctions de gouverneur des Olympiques de Gatineau. L’équipe de hockey junior majeur cherche à obtenir une importante subvention pour son nouvel aréna.

«La politique et le hockey junior majeur sont des sujets qui me passionnent. Ils ont tous deux marqué ma vie à différentes époques et ils y ont encore une grande importance, écrit Norman MacMillan dans un communiqué diffusé par le bureau du premier ministre. Cependant, j’ai le sentiment qu’en conservant simultanément mon poste au cabinet du premier ministre et celui de bénévole au sein des Olympiques de Gatineau, je ne serai pas en mesure de bien remplir toutes les tâches qui m’y sont confiées.»

«À compter d’aujourd’hui, je n’agirai plus à titre de gouverneur auprès du club de hockey des Olympiques de Gatineau», conclut-il.

L’ex-ministre délégué aux Transports sous Jean Charest est devenu conseiller spécial du premier ministre Philippe Couillard au mois de juillet dernier. Il sera responsable des relations entre le cabinet du premier ministre et ses députés.

Toutefois, l’opposition estimait que le nouveau conseiller se trouvait en conflit d’intérêts alors que les Olympiques de Gatineau tentent d’obtenir une subvention provinciale de 26 millions$ pour construire leur nouveau centre multifonctionnel.

Norm MacMillan était même enregistré comme lobbyiste jusqu’au mois de juin dernier afin de contacter la ministre responsable de la région de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, de même que le ministre des Affaires municipales et le cabinet du premier ministre.

En juillet dernier, le bureau du premier ministre affirmait pourtant que le nouveau conseiller ne se plaçait pas en conflit d’intérêts. «La nature des fonctions de monsieur MacMillan n’est en aucun cas en lien avec ce dossier, avait affirmé le directeur des relations avec les médias, Charles Robert. Il s’occupe des liens avec la députation. Alors, il n’est pas partie prenante au dossier et il n’interagit pas avec les conseillers au dossier non plus.»

Mais depuis, le ministre des Transports Laurent Lessard a essuyé de nombreuses critiques pour avoir embauché un conseiller qui a plus tard obtenu une subvention de 3 millions$ d’un autre ministère pour son entreprise.

Avec la session parlementaire qui reprend la semaine prochaine, le gouvernement Couillard semble vouloir éviter de se laisser attaquer sur le terrain de l’éthique.