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16/09/2016 07:15 EDT | Actualisé 17/09/2017 01:12 EDT

La Grèce doit adopter de nouvelles mesures d'ici à fin septembre

La Grèce doit adopter d'ici à fin septembre une série de nouvelles mesures pour se conformer aux demandes de ses créanciers, UE et FMI, une condition indispensable au déblocage d'une tranche de prêts, a-t-on appris vendredi auprès du ministère des Finances.

Le projet de loi qui sera rédigé la semaine prochaine doit comprendre au total "quinze mesures" concernant surtout la transparence des transactions électroniques et des moyens extrajudiciaires pour la restructuration des dettes des entreprises, selon la même source.

Les représentants des créanciers, qui ont repris lundi à Athènes le rituel des négociations avec les responsables du gouvernement grec sur les réformes réclamées, ont achevé vendredi un premier cycle de ces discussions.

L'évaluation de ces réformes sera discutée début octobre à l'Eurogroupe, réunion des ministres des Finances de la zone euro, selon le ministère.

La Grèce attend le versement d'une tranche de 2,8 milliards d'euros de prêts restée en souffrance depuis juin. Cette tranche s'inscrit dans le cadre du troisième prêt accordé en juillet 2015.

Le ministre grec de l'Economie et du Développement, Georges Stathakis, a estimé jeudi soir à l'issue d'un entretien avec les représentants des créanciers que "le climat était positif" entre les deux parties et que certains sujets "techniques", qui restaient ouverts, seraient prochainement réglés.

Une réponse n'a pas encore été trouvée à la question de la direction du nouveau fonds grec de privatisation, source de divergences entre Athènes et ses créanciers, mais le ministère des Finances a assuré que "des progrès" avaient été faits et qu'"elle serait prochainement réglée".

Il y a une semaine, une source auprès du ministère français de l'Economie et des Finances avait indiqué que Jacques Le Pape, ancien directeur de cabinet adjoint de Christine Lagarde quand elle était ministre de l'Economie, allait prendre la tête du nouveau fonds grec chargé des privatisations, instauré dans le cadre du prêt international de 2015. Cependant, Athènes ne l'a pas encore confirmé.

Selon la presse, des divergences persistent entre les deux parties sur la composition du "conseil de surveillance" de ce fonds, dont le président et un deuxième membre doivent être nommés par les créanciers, et les trois autres par Athènes.

hec/bds

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