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16/09/2016 05:37 EDT | Actualisé 17/09/2017 01:12 EDT

L'élection de Ceferin à l'UEFA est un message clair, selon la FIFA

Gianni Infantino ne veut pas qu'on mêle tous les dossiers. Il a une « très bonne » collaboration de la Russie pour la Coupe du monde de soccer de 2018.

Le président de la FIFA a donné une conférence de presse, vendredi, dans le cadre d'un sommet sur l'éthique, organisée au quartier général de la FIFA, en Suisse.

Il ne veut pas juger ce pays sur la base de l'enquête concernant les accusations de dopage généralisé, dont on attend le rapport écrit par l'avocat canadien Richard McLaren.  

M. Infantino a précisé qu'il travaille très bien avec le ministre des sports, Vitlay Mutko, aussi président de la fédération russe de soccer.

M. Mutko est soupçonné d'avoir caché des cas de dopage en Russie, notamment dans la première division russe de soccer, la Premier League (11 cas de dopage non déclarés, selon l'agence Associated Press).

Le rapport de Richard McLaren, qui assiste à cette conférence sur l'éthique, met en lumière l'incapacité de la Russie à organiser des événements sportifs internationaux. Le CIO a d'ailleurs retiré provisoirement son appui à l'organisation de compétitions sur son territoire.    

« Ce n'est pas à moi de juger ce qu'il y a dans ce rapport, a dit M. Infantino. Comme président de la FIFA, je me concentre sur les dossiers de soccer, et s'il y avait dans ce rapport des questions de dopage concernant le soccer, la FIFA s'en occupera. » 

Au sujet de la Coupe du monde de 2018, Gianni Infantino veut y voir une porte ouverte.

« Nous devrions voir dans la prochaine Coupe du monde une chance pour la FIFA et pour la Russie de montrer que ce rendez-vous peut être un grand succès, plutôt que de voir tout en négatif, a-t-il affirmé. Tâchons de travailler dans ce sens. »   

Vitaly Mutko a été interdit par le CIO d'assister aux Jeux olympiques de Rio. 

« Nous avons des comités en place, a dit M. Infantino. Les preuves que présentera le professeur McLaren seront envoyées au comité d'éthique de la FIFA qui jugera, ou non, de faire un suivi. 

« Mais en attendant que ça arrive, ne comptez pas sur moi pour présumer de quoi que ce soit », a averti le président de la FIFA.  

Au sujet du tournoi olympique de soccer, Gianni Infantino a vanté le succès du volet féminin, mais a admis qu'il y avait dans le volet masculin quelque chose à corriger.

À l'heure actuelle, les équipes nationales ne peuvent pas choisir plus de trois joueurs de plus de 23 ans. 

« Les joueurs ne sont pas contents, les équipes ne sont pas contentes, les fédérations ne sont pas contentes, a-t-il expliqué, alors il doit y avoir quelque chose qui cloche. Et le calendrier international est déjà surchargé. Nous devons nous pencher là-dessus. Je n'ai pas la solution. »  

Le message de l'UEFA

Selon le président de la FIFA, Gianni Infantino, l'élection d'Aleksander Ceferin à la tête de l'UEFA et un « message clair ».

Les 42 fédérations sur 55 qui se sont prononcées ont « envoyé un message clair pour dire qu'elles voulaient quelqu'un de nouveau, et c'est la démocratie », a expliqué M. Infantino devant la presse à Zurich.

« C'est un succès important, car avec le nombre de voix en sa faveur, cela lui donne la légitimité pour mener les réformes », a ajouté M. Infantino, lui-même ancien secrétaire général de l'UEFA.

« Il a de très bonnes idées. C'est un visage nouveau pour beaucoup, mais il est très compétent et j'attends avec impatience de travailler avec lui, car il fait aussi partie de la nouvelle FIFA », a ajouté M. Infantino, en marge d'un sommet sur l'éthique dans le sport organisé au siège de la FIFA.

En tant que président de l'UEFA, M. Ceferin devient également automatiquement vice-président de la FIFA où il siègera au conseil (comité exécutif).

M. Ceferin, 48 ans, avocat de profession et président de la fédération slovène de soccer, a été élu mercredi à la présidence de l'UEFA pour deux ans et demi et devra gérer le dossier délicat de la réforme de la Ligue des champions, déjà contestée.

Les détracteurs d'Aleksander Ceferin ont cherché à le présenter comme un exécutant de Gianni Infantino.

« Cela relève de l'imagination et du mensonge, a réagi le président de la FIFA. C'est une insulte envers l'intelligence des fédérations qui ont voté et ont été convaincues par une personne et par un programme », a-t-il conclu.

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