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16/09/2016 08:54 EDT | Actualisé 17/09/2017 01:12 EDT

Franco-Turque soupçonnée de terrorisme: son avocate conteste les accusations

L'avocate française d'une ressortissante franco-turque arrêtée début septembre à Istanbul et soupçonnée par les autorités turques d'avoir voulu préparer un attentat pour le compte des rebelles kurdes, a fermement contesté vendredi les accusations pesant sur sa cliente.

Selon Me Agnès Casero, avocate saisie par la famille de la jeune femme à Toulouse (sud-ouest), sa ville de résidence, Ebru Firat, 25 ans devait passer quelques jours à Istanbul avant de rentrer en France, où elle avait un rendez vous le 19 septembre.

"C'est complètement inconciliable avec quelqu'un qui aurait un projet d'attentat suicide", a-t-elle estimé sur la télévision publique française France 3.

Elle a jugé tout aussi "impossible", "irréaliste" que la jeune femme ait pu "préparé un attentat, toute seule, à 25 ans, comme ça, en étant une jeune Toulousaine à Istanbul".

Ebru Firat, 25 ans, a été arrêtée à sa descente de l'avion à l'aéroport Atatürk, en provenance de Diyarbakir (ville du sud-est de la Turquie, à majorité kurde), avait indiqué le 8 septembre l'agence progouvernementale turque Anadolu.

Selon cette source, la jeune femme est membre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, considéré comme étant une organisation "terroriste" par Ankara) et la police avait reçu des informations disant qu'elle s'apprêtait à commettre un attentat suicide dans la capitale économique de la Turquie.

Des photos d'Ebru Firat, connue sous le nom d'"Amara" dans les rangs de la rébellion kurde, avaient été publiées dans le passé la montrant aux côtés de Murat Karayilan, l'un des chefs du PKK basé dans le nord de l'Irak.

Le ministère français des Affaires étrangères a précisé vendredi qu'une ressortissante franco-turque avait été arrêtée le 8 septembre à l'aéroport Atatürk d'Istanbul et qu'elle faisait l'objet d'une enquête par les autorités turques.

"Nous suivons avec attention l'évolution de sa situation et sommes en contact avec sa famille en France", a-t-on indiqué au ministère.

"Je veux qu'on me la rende ! Je veux qu'elle sorte de prison le plus vite possible, parce que je connais ma fille, elle n'a rien fait de tout ça", a déclaré depuis la Turquie la mère de Firat dans l'édition de vendredi de La Dépêche du Midi.

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