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15/09/2016 03:03 EDT

Les films à l'affiche le 16 septembre 2016 (PHOTOS)

Fuse via Getty Images
People in Theater Watching Movie

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

LE BÉBÉ DE BRIDGET JONES

Grande-Bretagne. 2016. 123 min.

Comédie sentimentale de Sharon Maguire avec Renée Zellweger, Patrick Dempsey, Colin Firth, Emma Thompson, Shirley Henderson, Jim Broadbent.

Bridget Jones, 43 ans, s'est enfin délesté des kilos qu'elle avait en trop. Toujours célibataire, elle a cessé de fumer, réduit sa consommation d'alcool et fait moins souvent la fête. Il faut dire que ses amies Shazzer et Jude sont mariées et mères de famille, tandis que Tom envisage d'adopter un enfant avec son conjoint. Avec Miranda, la jeune animatrice de l'émission d'actualités qu'elle produit, Bridget se rend à un festival de musique pour son anniversaire. Elle y croise Jack Qwant, riche célibataire américain avec qui elle passe la nuit. La semaine suivante, au baptême du petit dernier de Shazzer, Bridget croise Darcy, son ancien amoureux, qui lui apprend qu'il est en instance de divorce. Tous deux passent la nuit ensemble. Quelques semaines plus tard, Bridget découvre qu'elle est enceinte. Elle ignore cependant qui de Darcy ou de Jack est le père. Mis au courant de la grossesse, les deux hommes entrent alors en compétition pour gagner le coeur de la belle gaffeuse.

Avec la complicité de la romancière et scénariste Helen Fielding, Sharon Maguire (BRIDGET JONES'S DIARY) signe une suite amusante mais prévisible et remâchée de la franchise à succès. Le charme de l'ensemble provient essentiellement de la réalisation vivante et de la présence attachante de Renée Zellweger dans le rôle-titre.

EDGE OF WINTER

Canada. 2016. 89 min.

Thriller de Rob Connolly avec Joel Kinnaman, Tom Holland, Percy Hynes White, Shiloh Fernandez, Rossif Sutherland, Rachelle Lefevre.

Congédié depuis peu et sans ressources, Elliot voit son ex-femme lui confier quelques jours leurs fils Bradley et Caleb. Pour se rapprocher de ces derniers, qu'il connaît à peine, le père paumé leur propose une virée en forêt. Après avoir montré au cadet comment tirer à la carabine, il passe le volant à l'aîné. Lequel, à la suite d'une fausse manoeuvre, encastre le véhicule dans un banc de neige. Heureusement, le trio trouve refuge dans un chalet non loin de là. Mais en apprenant que Bradley et Caleb s'apprêtent à déménager à Londres, où leur beau-père a obtenu une promotion, Elliot perd les pédales. Et ce, au moment où les garçons auraient bien besoin de la protection de leur père, dans cet environnement menaçant et imprévisible.

Commençant comme un drame familial prenant, EDGE OF WINTER vire hélas vite au thriller survivaliste conventionnel. Dénuée d'imagination, la mise en scène est desservie par une direction photo extrêmement sombre. En revanche, les interprètes sont tous convaincants, en particulier l'instable et inquiétant Joel Kinnaman (SUICIDE SQUAD).

EMBRASSE-MOI COMME TU M'AIMES

Canada. 2016. 106 min.

Comédie dramatique de André Forcier avec Émile Schneider, Juliette Gosselin, Céline Bonnier, Luca Asselin, Mylène Mackay, Tony Nardi, Pascale Montpetit, Roy Dupuis, Réal Bossé.

Montréal, 1940. Tandis que la guerre fait rage outre-Atlantique, Pierre Sauvageau rêve de s'enrôler. Mais sa soeur jumelle Berthe, handicapée depuis la naissance et follement éprise de lui, exerce sur lui un chantage émotif si intense qu'il y renonce. Son meilleur ami Ollier n'a pour sa part aucune envie de partir à la guerre. Et pour cause: il est amoureux de Marguerite, la fille aînée d'une famille d'ouvriers déchirée entre un père alcoolique et lâche et le fils cadet vaillant, véritable pourvoyeur du clan. Une suite d'incidents amèneront Pierre et Marguerite à s'aimer, Ollier à s'engager et Berthe à accepter la demande en mariage d'un homme plus âgé, dont sa mère Yvonne, chapelière veuve, s'est elle aussi éprise.

Ce 13e long métrage d'André Forcier combine l'humour et le savoir-faire de l'iconoclaste le plus indispensable de notre cinéma. Sur le thème des amours interdites, l'auteur d'UNE HISTOIRE INVENTÉE brosse une vibrante peinture de milieu et d'époque. Cela dit, l'intrigue un peu flottante et le jeu, pas toujours au diapason, atténuent la portée de l'ensemble.

HIERONYMUS BOSCH, TOUCHED BY THE DEVIL

Pays-Bas. 2015. 86 min.

Documentaire de Pieter van Huystee.

À l'approche du 500e anniversaire de naissance de Jérôme Bosch, des chercheurs tentent, au moyen de nouvelles technologies, de percer les secrets des 25 tableaux connus du peintre néerlandais, puis de présenter l'un d'eux dans sa ville d'origine, Bois-le-Duc.

Les meilleurs instants de ce film cérébral proviennent de son examen consciencieux des différentes toiles de Bosch, magnifiées par de sublimes gros plans. À l'inverse, le cinéaste échoue, dans son illustration des aléas procéduriers des historiens de l'art, à mettre en place une tension dramatique, voire à contextualiser la démarche du peintre.

LA LÉGENDE BLAIR

États-Unis. 2016. 90 min.

Drame d'horreur de Adam Wingard avec James Allen McCune, Callie Hernandez, Corbin Reid, Brandon Scott, Wes Robinson, Valorie Curry.

Heather Donahue a disparu dans les bois du Maryland en cherchant la légendaire sorcière de Blair. Dix-sept ans après les faits, son frère James reste instinctivement persuadé qu'elle est toujours vivante et est bien décidé à la retrouver. Entraînant dans sa quête une amie dont il s'est amouraché et un couple de copains qui partagent sa curiosité, James prend la route de Black Hills, armé d'un vaste arsenal audio-visuel destiné à documenter les moindres détails de leur périple. Mais leur rencontre avec deux experts locaux de la légende, convaincus de l'existence de la Sorcière, fera vite dévier le cours de leur expédition, auprès de laquelle une présence sinistre commencera à se manifester à la tombée du jour.

À mi-chemin entre la suite et le remake, BLAIR WITCH ne possède pas l'effet de surprise qui avait fait le succès de THE BLAIR WITCH PROJECT. Malgré une réalisation soignée, quelques moments chocs, et une conception sonore efficace, ce retour en terrain connu reste malheureusement une copie honnête mais sans plus, qui pâlit à l'ombre de l'original.

SNOWDEN

États-Unis. 2015. 135 min.

Drame biographique de Oliver Stone avec Joseph Gordon-Levitt, Shailene Woodley, Scott Eastwood, Melissa Leo, Timothy Olyphant, Zachary Quinto, Tom Wilkinson.

En juin 2013, alors qu'il s'apprête à rencontrer des journalistes dans un hôtel de Hong Kong, Edward Snowden, un lanceur d'alerte dénonçant les abus en matière de cyber-surveillance, remonte en pensée la filière des événements qui l'ont conduit à quitter les services secrets américains. De son engagement dans les forces armées au lendemain du 11 septembre 2001, à ses différents emplois d'analyste pour la CIA et la NSA, Snowden découvre avec stupéfaction l'ampleur des moyens consacrés à la cyber-surveillance, et les liens troubles qu'entretiennent ses employeurs avec les grandes compagnies de communications. Influencé par son amoureuse Lindsay, une photographe contestataire, et par sa propre expérience du système, Snowden se met à douter des méthodes des services secrets. Jusqu'au jour où il décide de partager avec le reste du monde ce qu'il a appris sur les pratiques de son gouvernement.

Sorte de version hollywoodienne du documentaire CITIZENFOUR, ce drame classique soulève des questions éthiques fascinantes. Malgré une mise en scène étonnamment effacée, et une histoire d'amour plutôt superflue, l'ensemble mis en scène par le réalisateur de JFK captive grâce au jeu solide de Joseph Gordon-Levitt et à la pertinence des questions qu'il aborde.

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