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14/09/2016 13:58 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Washington menace le Soudan du Sud d'un embargo sur les armes

Les Etats-Unis ont menacé mercredi de s'efforcer d'obtenir un embargo international sur les armes contre le Soudan du Sud si le gouvernement sud-soudanais n'accepte pas une force africaine de protection et continue de restreindre les activités de l'ONU sur place.

La président Salva Kiir doit tenir rapidement son engagement de laisser se déployer à Juba cette nouvelle force de 4.000 hommes, a affirmé l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies Samantha Power.

"Si le gouvernement n'autorise pas la force régionale de protection à se déployer ou ne laisse pas l'ONU circuler comme elle le souhaite pour protéger les civils, les Etats-Unis soutiendront certainement un embargo sur les armes", a-t-elle déclaré à des journalistes à son entrée au Conseil de sécurité où se tenaient des consultations à huis clos sur le Soudan du Sud.

Le Conseil a autorisé en août le déploiement de la nouvelle force qui sera composée de soldats africains mais sous le commandement de la mission de l'ONU sur place (Minuss). Le président Kiir a donné son feu vert de principe à l'occasion d'une visite à Juba des ambassadeurs du Conseil.

"Nous sommes conscients de ce que les engagements qui ont été pris ne peuvent pas se réaliser du jour ou lendemain mais nous ne pouvons pas attendre pendant des jours et des jours", a affirmé Mme Power.

Elle a réclamé "des progrès tangibles dans le déploiement de la force et la liberté de mouvement des Casques bleus, de façon que les civils qui ont désespérément besoin de protection puissent être protégés par l'ONU", a-t-elle ajouté.

Dans un rapport adressé la semaine dernière au Conseil de sécurité, le secrétaire général Ban Ki-moon estimait que les premiers éléments de cette "force de protection régionale" pourraient arriver au mieux à Juba fin septembre.

M. Ban doit rendre compte en octobre du degré de coopération de Juba dans ce dossier. Si le gouvernement sud-soudanais se montre réticent, le Conseil pourrait alors voter sur un embargo sur les armes.

M. Ban se plaint aussi dans son rapport de nombreux cas de harcèlement et de restrictions imposées par le gouvernement sud-soudanais aux activités de la Minuss.

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