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14/09/2016 04:37 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Surveillance électronique: les Suisses d'accord pour renforcer l'arsenal des services secrets (sondage)

Les Suisses devraient accepter lors du vote du 25 septembre de renforcer l'arsenal des services secrets, en leur permettant de s'infiltrer dans des ordinateurs, de surveiller les envois postaux et de procéder à des écoutes téléphoniques, selon un sondage publié mercredi par le groupe de médias Tamedia.

A près de dix jours de ce vote, la proportion de voix favorables à la nouvelle loi sur le renseignement reste stable à 58%, alors que 39% veulent voter non, selon le dernier sondage. Seulement 3% des personnes interrogées sont indécises.

Jusqu'à présent, les services de renseignement de la Confédération n'avaient que le droit de collecter des informations sur le domaine public ou si elles étaient "accessibles à tous ou disponibles auprès d'autres autorités".

La nouvelle loi - si les Suisses l'acceptent lors du référendum du 25 septembre - permettra aux services secrets suisses - uniquement si la gravité d'une menace concrète le justifie - d'écouter, d'enregistrer, et d'analyser des communications privées. Ces mesures seront soumises à des contrôles judiciaire et politique.

Les autorités pourront aussi utiliser des appareils de localisation et de surveillance, s'infiltrer dans des réseaux informatiques et procéder à des fouilles de locaux, de véhicules, de bagages ou de conteneurs.

Le gouvernement estime, sur la base de l'appréciation actuelle de la menace, que les services de renseignement n'auront recours à de telles mesures que dans une dizaine de cas par an.

Le gouvernement et le Parlement soutiennent cette loi, estimant que les progrès technologiques, la mondialisation de plus en plus poussée et les nouvelles formes de terrorisme ont aggravé les menaces.

Ils soulignent que la nouvelle loi protège simultanément les libertés individuelles en soumettant certaines mesures à une rigoureuse procédure d'autorisation et en permettant aux citoyens de recourir contre les mesures de surveillance et de disposer d'un droit d'accès aux données enregistrées.

La loi avait été acceptée par le Parlement en 2015, mais un référendum a été lancé par une alliance formée du Parti socialiste, des Verts et d'organisations comme le Parti Pirate.

Ces organisations estiment que les nouvelles mesures de surveillance vont créer un "Etat fouineur" en donnant aux services secrets la possibilité de s'immiscer dans la sphère privée des citoyens.

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