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14/09/2016 08:08 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Le Venezuela dénonce la décision le privant de présidence du Mercosur

Le Venezuela a annoncé mercredi qu'il refusait de reconnaître la décision des pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) de l'empêcher d'exercer la présidence tournante du marché commun sud-américain.

"Le Venezuela, dans le plein exercice de la présidence pro tempore du Mercosur, et en accord avec les traités, rejette la déclaration" de ces pays, rendue publique quelques heures plus tôt, a écrit sur son compte Twitter la ministre des Affaires étrangères Delcy Rodriguez.

Dans cette alliance régionale, "les décisions s'adoptent par consensus et en respectant les règles de fonctionnement", a-t-elle ajouté.

"Nous ne permettrons pas de violations des traités", a insisté Mme Rodriguez, dont le pays devait assumer la présidence semestrielle du Mercosur en juillet, succédant à l'Uruguay conformément à l'ordre alphabétique.

L'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, pays fondateurs du Mercosur, avaient annoncé mercredi, par le biais du ministère brésilien des Affaires étrangères, qu'ils allaient assumer ensemble la présidence de l'organisation.

Leur déclaration, signée par les chefs de leurs diplomaties respectives, établit en effet que cette présidence "ne sera pas transmise au Venezuela", mais sera assurée "en coordination" par Buenos Aires, Brasilia, Montevideo et Asuncion.

Le Venezuela dirigé par Nicolas Maduro, qui traverse une profonde crise politique, est par ailleurs menacé d'être "suspendu du Mercosur" s'il ne se plie pas aux "dispositions juridiques" de ce marché commun régional avant le 1er décembre.

Les quatre pays pourront "adopter les décisions nécessaires en matière économico-commerciale et sur d'autres sujets essentiels pour le fonctionnement du Mercosur", ainsi que dans "les négociations commerciales avec des pays tiers ou des ensembles de pays", ajoute la déclaration.

Le Venezuela, admis en 2012 au sein de ce marché commun fondé en 1991, n'a jusqu'à présent ratifié qu'un nombre restreint des normes juridiques de l'organisation en matières commerciale et politique et portant sur la gouvernance ou les droits de l'Homme.

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