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14/09/2016 04:57 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Le temps des décisions pour Shannon Szabados

Shannon Szabados se sent coincée entre deux mondes dans le hockey. La gardienne de but désire continuer à jouer dans une ligue professionnelle masculine, mais ne veut pas perdre sa place sur l'équipe féminine canadienne.

La joueuse de 30 ans n'a pas porté les couleurs de l'unifolié depuis ses 27 arrêts dans la finale olympique en 2014, mais elle est encore sur la liste nationale.

L'Albertaine a passé les deux dernières saisons de hockey avec les Cottonmouths de Colombus dans la Ligue professionnelle de hockey du Sud.

Elle a réussi à maintenir une fiche de 20-20-6 et une moyenne de .900 arrêts.

Szabados veut retourner avec le SPHL cette année, mais pas avec les Cottonmouths. Ils ne l'ont pas protégé.

La directrice générale du programme de hockey féminin du Canada Melody Davidson a accepté de dispenser la gardienne de but du temps de glace requis au camp d'entraînement à Calgary cette semaine pendant qu'elle se cherche un contrat.

Elle devrait prochainement apposer son nom au bas d'un contrat. Une autre équipe de la Ligue désire l'avoir dans sa formation, mais elle souhaite que le tout soit officiel avant le dévoiler.

« Être joueuse autonome, ça fait peur, a affirmé Szabados. C'est le premier été où je n'ai pas un plan concret pour ce que j'allais faire et où j'irais à l'automne. »

Une absence de deux ans

La gardienne s'est déchiré le tendon collatéral tibial la saison dernière. Elle était à Calgary cette semaine pour consulter l'équipe médicale et assister aux rencontres de l'équipe canadienne.

Melody Davidson a accepté l'absence de deux ans de Szabados, sa gardienne partante en finale à Vancouver et à Sochi, pour plusieurs raisons.

Plusieurs jeunes gardiennes de but de la relève, telles que Geneviève Lacasse, Emerance Maschmeyer, Erica Howe et Ann-Renée Desbiens, ont pu défendre les filets dans des rencontres internationales.

Davidson savait également que Szabados évoluait dans un environnement professionnel qui la poussait et qui, une rareté pour les femmes, lui payait un salaire.

Cependant, toute bonne chose a une fin. Si Szabados veut revêtir l'uniforme canadien à Pyeongchang, elle devra revenir pratiquer avec l'équipe nationale.

À l'été 2017, les joueuses sélectionnées s'établiront à Calgary pour les sélections finales et la préparation pour 2018.

« On a des entraîneurs qui n'ont jamais eu l'occasion de la diriger en pratique, a dit Davidson. Il va falloir qu'elle fasse partie de notre groupe. Si on fait partie de sa vie, elle doit faire partie de la nôtre. »

En territoire inconnu

En carrière, Shannon Szabados a passé plus de temps sur la glace entourée d'hommes que de femmes. Elle a prouvé maintes fois qu'elle peut s'ajuster.

Mais plusieurs de ses coéquipières canadiennes ne la connaissent pas. Elles doivent commencer à apprendre comment jouer devant elle, a précisé Davidson.

La directrice générale ne veut pas empêcher sa gardienne partante de poursuivre une carrière professionnelle. Mais elle veut aussi que Szabados soit disponible pour la Coupe des quatre nations en novembre ou encore les matchs aller-retour contre les États-Unis en décembre.

« Tout le monde ici a le plus grand des respects pour Szabby et ils savent tous ce qu'elle a accompli, a affirmé Davidson. On le respecte, on la soutient. On est patient et on travaille avec elle. »

Szabados ne sait pas encore si son équipe professionnelle la laissera partir temporairement en novembre pour l'accommoder.

« Nos horaires ne sont pas très compatibles. Mel a été fantastique avec moi et je sais que je suis dans une situation unique, a dit Szabados. J'espère juste que tout va bien fonctionner. »