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14/09/2016 11:14 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Le pétrole en nette baisse, après des chiffres sur l'offre américaine

Les cours du pétrole ont fini en nette baisse mercredi à New York, pénalisés par une hausse des réserves américaines malgré un recul des stocks de brut, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Energie (DoE).

Le cours du baril de référence (WTI), référence américaine du brut, a perdu 1,32 dollar à 43,58 dollars sur le contrat pour livraison en octobre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il faut regarder un peu plus bas dans le rapport et noter qu'ensemble les stocks de brut et de produits raffinés sont en fait en progression de 6 millions de baril", a expliqué James Williams de WTRG Economics.

Lors de la semaine achevée le 9 septembre, les réserves commerciales de brut ont reculé de quelque 600.000 barils mais les stocks d'essence et de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont respectivement progressé de 600.000 barils et de 4,6 millions de barils, selon les chiffres du DoE publiés mercredi.

La hausse est particulièrement marquée pour les produits distillés qui "ont pâti d'une plus faible demande et d'une récente baisse des exportations depuis le Golfe du Mexique", dans le sud-est des Etats-Unis, a précisé Matt Smith de ClipperData dans une note.

Autre indication pesant sur les prix, la production américaine de brut est repartie à la hausse et a progressé de quelque 35.000 barils par jour (b/j), à 8.493 millions de b/j (mbj).

Sur le plan international, "nous remarquons aussi que les nouvelles fleurissent en provenance de Libye où des efforts renouvelés pour rouvrir les terminaux d'exportation du pétrole et pour le rétablissement des capacités de production endommagées sont en cours", ce qui pourrait encore renforcer l'excès d'offre, a noté Tim Evans de Citi dans une note.

La Compagnie nationale du pétrole (NOC) a en effet annoncé mardi soir à Tripoli qu'elle commençait à préparer la reprise des exportations depuis les principaux terminaux libyens, bien que ces ports soient sous le contrôle des autorités non reconnues de l'est du pays.

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