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14/09/2016 13:01 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

L'aide aux Palestiniens, cruciale pour la stabilité (BM)

La Banque mondiale a affirmé jeudi que l'aide des donateurs internationaux était indispensable pour aider l'Autorité palestinienne à poursuivre la réduction de son déficit budgétaire et éviter une crise.

Dans un rapport, l'institution internationale indique que lors des dix dernières années, l'Autorité palestinienne a réduit son déficit d'un montant égal à 15% de son PIB, "une performance rarement vue dans d'autres endroits dans le monde".

"Pourtant, les finances de l'Autorité palestinienne demeurent fragiles avec un soutien budgétaire en déclin menant à un déficit de financement prévu estimé à environ 600 millions de dollars (environ 530 millions d'euros) en 2016", ajoute-t-on.

"A court terme, le soutien des donateurs et en particulier le soutien au budget est essentiel pour éviter une crise fiscale menant à des problèmes économiques plus importants".

Les résultats du rapport doivent être présentés la semaine prochaine à New York lors d'une réunion du Comité de liaison ad hoc (AHLC), chargé de coordonner l'aide internationale aux territoires palestiniens.

"Les actions de l'Autorité palestinienne ne seront pas suffisantes pour combler complètement le fossé, tout particulièrement depuis que les opportunités d'emprunt locales sont largement épuisées", a indiqué le rapport.

Selon la BM, l'économie palestinienne restera handicapée aussi longtemps que perdure le conflit avec Israël, "mais des mesures significatives peuvent éviter une plus grande détérioration".

Le rapport mentionne tout particulièrement la bande de Gaza, ravagée en 2014 par une guerre entre Israël et des groupes armés palestiniens, qui a fait plus de 2.200 morts côté palestinien et 73 côté israélien.

Selon la BM, sur les 3,5 milliards de dollars (environ 3,1 milliards d'euros) promis par les donateurs pour la reconstruction de l'enclave palestinienne, moins de la moitié ont été jusqu'à présent versés.

"La situation à Gaza est très préoccupante et les conditions nécessaires pour une croissance économique durable après la reconstruction ne sont pas réunies", a indiqué Marina Wes, chargée des territoires palestiniens à la BM.

Le conflit de 2014 a détruit ou endommagé des milliers d'habitations à Gaza et le processus de reconstruction est très lent.

"Plus de 70.000 personnes souffrent d'un déplacement prolongé", selon Mme Wes.

"Seulement 10,7% des 11.000 unités de logement qui ont été totalement détruites lors de la guerre ont été reconstruites, et environ 50% des maisons partiellement ou grandement endommagées doivent toujours être réparées".

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