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14/09/2016 01:23 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

GB: le taux de chômage à 4,9% à fin juillet, inchangé par rapport à fin juin

Le taux de chômage au Royaume-Uni s'est élevé à 4,9% lors des trois mois achevés fin juillet, inchangé par rapport à la fin juin, a annoncé mercredi l'Office des statistiques nationales (ONS).

Cette donnée porte en partie sur une période suivant le référendum du 23 juin sur l'appartenance à l'Union européenne, qui a vu les Britanniques choisir le Brexit. Le taux de 4,9% est au plus bas depuis l'été 2005 et est conforme aux attentes des économistes sondés par Bloomberg.

Quelque 1,63 million de personnes recherchaient un emploi pendant la période prise en compte, soit 190.000 de moins qu'un an plus tôt. Environ 31,77 millions de personnes occupaient un emploi (dont environ les trois-quarts à plein temps), soit 559.000 de plus sur un an.

Ces derniers mois et années, une partie de la hausse du nombre d'emplois au Royaume-Uni est due à l'augmentation des contrats dits "zéro heure", qui ne garantissent aucun horaire et donc aucune rémunération fixe à l'employé.

Quelque 903.000 personnes étaient employées sous cette forme de contrat précaire lors de la période d'avril à juin, soit 156.000 de plus sur un an, d'après les derniers chiffres publiés par l'ONS sur ce sujet, le 8 septembre. Ce type d'emploi représentait 2,9% du total d'après ces chiffres.

Entre mai et juillet, les salaires (primes comprises) ont augmenté pour leur part de 2,3% sur un an, soit un peu moins qu'entre avril et juin (2,4%). Cette hausse est toutefois plus élevée que ce qu'attendaient les économistes (2,1%) et bien plus que l'inflation restée très basse pendant cette période.

"Le marché de l'emploi se montre résistant, les employeurs semblant adopter une posture +wait and see+ depuis le vote sur le Brexit. Il devrait toutefois être mis davantage sous pression ces prochains mois à mesure que monteront les incertitudes" notamment autour des conditions de sortie du pays de l'UE, a expliqué Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight.

"Un ralentissement de la hausse des salaires en juillet laisse penser aussi que les entreprises vont peu à peu rogner sur la paie des travailleurs afin de faire des économies au moment où les prix des denrées importées augmentent du fait de la dépréciation de la livre où elles font face à un environnement d'affaires difficiles" dans un climat de Brexit, a-t-il ajouté.

Si ce mouvement se confirme, il va affaiblir le pouvoir d'achat des ménages, alors que la consommation représente actuellement le principal moteur de la croissance du Royaume-Uni.

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