NOUVELLES
14/09/2016 12:47 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

France: 30 ans de réclusion pour deux "amants diaboliques"

Deux ex-amants surnommés par la presse française les "amants diaboliques" ont été condamnés mercredi à trente ans de réclusion pour l'assassinat à coups de pioche du mari de l'accusée, près de Châlons-en-Champagne (nord-ouest de la France).

Surnommés les "amants diaboliques", Sébastien Chantereau et Sophie Richard avaient tenté de faire passer l'assassinat du mari de celle-ci, commis en janvier 2014, pour un cambriolage qui avait mal tourné.

Durant les deux jours du procès devant la cour d'assises du département de la Marne,les deux amants se sont toutefois rejeté la responsabilité du crime.

L'ex-couple avait reconnu avoir organisé l'assassinat de Julien Thévenet, 24 ans, militaire, dans un pavillon près de Châlons-en-Champagne. Selon leurs aveux, les coups avaient étaient assénés par Sebastien Chantereau, 26 ans au moment des faits.

Sophie Richard, alors âgée de 24 ans, avait avoué avoir "administré des somnifères" à son mari, avec lequel elle était en cours de divorce.

"Sébastien n'a été qu'une arme", a plaidé Me Lumbroso, avocat du jeune homme, annonçant que son client ferait appel. Selon l'avocat, la compagne de Sébastien Chantereau l'aurait incité à tuer pour toucher des assurances d'environ 200.000 euros après la mort de son époux.

L'avocate générale, Delphine Moncuit, a de son côté insisté, dans son réquisitoire, sur la "complémentarité" des deux amants dans ce crime, convaincue "depuis le premier jour" qu'ils ont "la même part de responsabilité dans ce pacte criminel".

Elle a toutefois estimé que l'épouse était "l'instigatrice de ce crime abominable", une "tête pensante" qui a "influencé son amant".

Sophie Richard s'est également vu infliger, mercredi, le retrait total de son autorité parentale sur sa fille, âgée de deux ans à l'époque des faits et qui se trouvait dans la maison au moment du drame.

fal/mas/elp/lpt