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14/09/2016 12:02 EDT | Actualisé 15/09/2017 01:12 EDT

Elections/Gabon: visite d'un ministre gabonais à Abidjan

Le ministre de l'Intérieur gabonais s'est entretenu mercredi pendant près de deux heures avec le président ivoirien Alassane Ouattara à Abidjan, officiellement pour réaffirmer "les liens" entre les deux pays alors que le Gabon attend le dénouement de la crise post-électorale.

Pacôme Moubelet Boubeya a réaffirmé "les liens de fraternité qui ont toujours unis les deux peuples", insistant sur un "message d'union et unité entre les peuples".

Le Gabon avait dénoncé le 30 aout des "ingérences étrangères multiples" accusant notamment un conseiller de la présidence ivoirienne d'avoir comploté pour "faire démissionner des membres de la commission électorale (Cénap) par corruption".

Le président Ouattara avait rapidement limogé deux conseillers.

"Le Président (ivoirien Ouattara) a pris les décisions qui s'imposaient pour qu'il n'y ait pas de doute possible ni d'interprétation sur le fait que certaines de ces personnes travaillaient à la présidence. Les relatios ne peuvent être entamées", a souligné le ministre.

M. Moubelet Boubeya, un proche d'Ali Bongo, a nié être venu demander une médiation ivoirienne ou un soutien diplomatique, assurant que "ce genre de discussions" se dérouleraient "directement entre les deux chefs d'Etat" si elles devaient avoir lieu.

Le président Ouattara est considéré comme proche de la famille Bongo (Omar puis Ali) qui l'a soutenu alors qu'il était opposant à l'ancien président Laurent Gbagbo puis lors de la crise ivoirienne (2010-2011) qui avait vu ce dernier refuser d'admettre sa défaite à l'élection présidentielle.

Le président Ouattara, qui ne s'est pas exprimé devant la presse, a toutefois lâché devant les journalistes alors qu'il accueillait le ministre gabonais: "Alors comment va mon frère (Ali)?", précisant lui avoir parlé au téléphone.

Au Gabon, le pays attend la décision de la Cour Constitutionnelle qui doit valider ou non les résultats provisoires donnant Ali Bongo vainqueur avec une courte avance sur son rival Jean Ping qui cria à la fraude électorale.

pgf