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Prix des loyers à Québec: vers une première baisse en 17 ans ?

La Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) n'écarte pas une baisse du prix du loyer moyen à Québec d'ici la fin de l'année. Si ce scénario devait se concrétiser, il s'agirait d'une première pour la région depuis 1999.

« C'est dans les possibilités, confirme Elizabeth Koulouris, analyste principale à la SCHL. On sent qu'il y a plus de concurrence dans le marché. C'est plus difficile pour les propriétaires. »

Dans ses plus récentes prévisions, publiées l'automne dernier, la SCHL prévoyait une faible progression de 0,5 % du prix des loyers à Québec pour 2016. Or, l'arrivée d'un grand nombre de nouvelles unités locatives dans le marché a contribué à modifier la donne.

Entre janvier et juillet 2016, 1403 mises en chantier ont été recensées dans le secteur locatif. Il s'agit d'une augmentation de 20 % par rapport à la même période en 2015, une année record.

« Il y a pour nous des signes de construction excessive dans le marché de Québec. C'est un marché que l'on suit de près. »

Depuis 2009, le taux d'inoccupation est en constante progression dans la région. À l'inverse, le prix des loyers augmente moins rapidement.

Selon la SCHL, l'abondance de logements neufs dans le marché de Québec peut inciter des propriétaires d'immeubles existants à revoir le prix des loyers à la baisse.

La Société canadienne d'hypothèque et de logement doit publier les résultats de son enquête locative annuelle à la fin novembre.

Le taux d'inoccupation, évalué à 4 % en 2015, pourrait grimper de deux points cet automne.

« Ce qu'on voit actuellement dans le marché nous amène à penser que la prévision pourrait être révisée à la hausse », admet Elizabeth Koulouris.

L'accès à un loyer abordable demeure difficile

Même si le prix des loyers pourrait baisser pour la première fois en 17 ans dans la capitale, l'heure n'est pas à la réjouissance au Bureau d'animation et information logement (BAIL).

Pour la coordonnatrice, Nicole Dionne, le logement accapare une proportion toujours plus grande du budget des ménages à faible revenu et la demande pour des habitations subventionnées ne fléchit pas.

« La Ville doit imposer des quotas de logements subventionnés aux promoteurs immobiliers. C'est la seule façon d'attaquer le problème du logement abordable de front », tranche-t-elle.

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