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12/09/2016 08:04 EDT | Actualisé 12/09/2016 08:05 EDT

Autopilot 8.0 : Tesla met à jour son pilotage automatique

Courtoisie

Le constructeur américain Tesla et son président, Elon Musk, viennent de dévoiler la toute nouvelle mise à jour du système Autopilot, un système que l’entreprise évite d’appeler pilotage automatique au profit d’une appellation plus discrète : système d’aide semi-autonome.

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Il faut dire qu’au cours des dernières semaines, Tesla a été sévèrement critiquée pour ce système que certains conducteurs employaient directement comme pilote automatique, profitant de leur temps libre pour vaquer à d’autres occupations derrière le volant. Une situation qui a d’ailleurs coûté la vie à un automobiliste en mai dernier, alors que le conducteur s’affairait à écouter un film plutôt que d’être vigilant au volant.

Selon Elon Musk, si la nouvelle mise à jour avait été rendue disponible avant, « elle aurait pu sauver la vie du conducteur », a-t-il expliqué.

Le nouveau système, qui n’est qu’une adaptation du logiciel actuel que les propriétaires disposant du système Autopilot pourront télécharger dès la fin du mois de septembre. Concrètement, il s’agit de nouveaux algorithmes que les ingénieurs de Tesla ont développés pour permettre l’utilisation du radar de la voiture aux fins de reconnaissance de l’environnement.

Auparavant, le radar, déjà installé depuis 2014 sur tous les Model S et Model X de la firme, nécessitait un appui visuel pour être considéré. Plus précisément, même si le radar en place détectait un obstacle, il fallait attendre que la caméra stéréoscopique capte le même obstacle pour enclencher une réaction de la voiture. Avec la mise à jour, le radar pourra désormais agir seul, et n’aura plus besoin de confirmation visuelle.

Dans le cas de l’accident mortel par exemple, on estime que le radar aurait pu détecter le camion semi-remorque qui s’est retrouvé sur la trajectoire de la voiture, et freiner en conséquence. En raison de la couleur spécifique du camion (blanc) et de l’environnement (très éclairé), rappelons que les caméras embarquées de la voiture n’ont jamais aperçu le véhicule.

Autre nouveauté, le Fleet Learning s’ajoutera aussi aux fonctions du système Autopilot. Simplement résumé, le Fleet Learning est un système par lequel le serveur central de Tesla recevra un avertissement chaque fois qu’une des voitures de la marque apercevra un obstacle sur son chemin. Tesla pourra ainsi créer une véritable banque de données des obstacles majeurs. C’est en pigeant dans cette banque de données en formation que les nouvelles voitures Tesla pourront réagir sans intervention humaine au cours des prochaines années.

D’autres améliorations ont été apportées à l’Autopilot, par exemple la possibilité d’emprunter les bretelles d’autoroute (aux États-Unis dans un premier temps) ou encore une meilleure réactivité du système.

Tesla en retard?

Même si la technologie du radar peut sembler intéressante, on peut se demander pourquoi Tesla ne l’applique que maintenant. Rappelons en effet que Infiniti propose ce type de technologies depuis deux ou trois ans sur sa berline Q50 et que plusieurs manufacturiers travaillent plutôt à mettre en place un système de conduite autonome basé sur le LIDAR (light detection and ranging ou télédétection par laser) qui après avoir scanné l’environnement est capable d’en recréer une version 3D pour fournir des informations plus précises à la voiture.

En utilisant cette technologie, Ford a notamment réussi à faire rouler une Fusion dans une zone totalement obscure. Pour le moment, Tesla n’a jamais mentionné son intention de se diriger sur cette voie.

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