NOUVELLES
11/09/2016 07:56 EDT | Actualisé 12/09/2017 01:12 EDT

Quinze ans après, les Etats-Unis commémorent le traumatisme du 11-Septembre

Les Etats-Unis ont marqué dimanche dans le recueillement le quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, traumatisme encore présent dans tous les esprits.

A New York, la candidate démocrate Hillary Clinton a quitté plus tôt que prévu la cérémonie de Ground Zero pour rejoindre l'appartement de sa fille après avoir eu un "coup de chaud", selon son équipe de campagne.

Elle est depuis ressortie tout sourire devant les caméras de télévision.

Mme Clinton participait, comme son rival républicain Donald Trump, à une commémoration solennelle qui s'est ouverte par une minute de silence à 08h46 locales (12h46 GMT), l'heure précise du premier choc d'un avion détourné par Al-Qaïda contre une tour du World Trade Center de New York quinze ans auparavant.

Hillary Clinton était sénatrice de New York au moment des attentats. Donald Trump est l'un des magnats de l'immobilier de Manhattan.

De son côté, le président Barack Obama a observé une minute de silence à l'abri des caméras dans le Bureau ovale à la Maison Blanche, avant de se rendre au Pentagone pour une autre cérémonie en compagnie du secrétaire à la Défense Ashton Carter et du chef d'état-major inter-armées, le général Joe Dunford.

Le président américain a affirmé que la "diversité" était la force de l'Amérique, y compris face à des menaces comme l'extrémisme islamique.

"Al-Qaïda ou le groupe Etat islamique savent qu'il ne pourront jamais vaincre une nation aussi forte que l'Amérique, alors ils essaient de terroriser en espérant que la peur nous dressera les uns contre les autres", a déclaré M. Obama.

Dans une allusion indirecte aux propositions controversés du candidat républicain Donald Trump, M. Obama a rappelé que des gens "venus de tous les coins du monde, de toutes couleurs, de toutes religions" avaient fait de l'Amérique ce qu'elle est aujourd'hui.

- 'La menace a évolué' -

Le président américain a, à plusieurs reprises, dénoncé avec force la rhétorique du candidat républicain à la Maison Blanche. Dans la foulée de la fusillade de San Bernardino (Californie) en décembre dernier, le milliardaire avait proposé d'interdire temporairement l'entrée sur territoire américain de tous les musulmans.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, "la menace a évolué", a encore dit le président américain.

"Les terroristes essayent souvent de mener des attaques à plus petite échelle mais qui restent meurtrières", a-t-il ajouté, évoquant les attentats de Boston, San Bernardino ou Orlando.

Le 11 septembre 2001, 19 pirates de l'air d'Al-Qaïda avaient détourné quatre avions pour les précipiter sur les tours du World Trade Center à New York, sur le Pentagone près de Washington et dans la campagne de Pennsylvanie à Shanksville.

Ces attentats marquaient la première attaque étrangère sur le sol métropolitain des Etats-Unis depuis près de 200 ans. Les Etats-Unis répondraient en lançant une "guerre mondiale contre le terrorisme" qui fait rage encore aujourd'hui.

Quelque 75.000 personnes souffrent toujours aujourd'hui de troubles mentaux et physiques liés à ces attaques, dont de nombreux urgentistes ayant respiré des particules cancérigènes en tentant de sauver des vies.

A New York, le silence s'est fait au total six fois pendant la cérémonie à Ground Zero, pour rappeler le déroulement des attaques meurtrières: les deux impacts des avions sur les tours jumelles, les effondrements respectifs de celles-ci, et les impacts des avions au Pentagone et en Pennsylvanie.

Les cloches des lieux de culte de New York ont également sonné.

Les noms des quelques 3.000 victimes ont été rappelés pendant la cérémonie à Ground Zero.

"Le 11 Septembre 2001 a touché chaque New-Yorkais, mais les terroristes n'ont pas gagné, parce que 15 ans plus tard nous sommes forts, et nous sommes unis", a écrit le maire de New York Bill de Blasio sur Twitter.

jm-jca/lby/sha