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10/09/2016 12:29 EDT | Actualisé 11/09/2017 01:12 EDT

Sagan et Boivin comptent faire un pèlerinage au Centre Bell dimanche

MONTRÉAL — Pour le Slovaque Peter Sagan, il était inconcevable qu'il fasse escale à Montréal dimanche sans s'arrêter pour un pèlerinage à La Mecque du hockey, le Centre Bell.

Sagan, qui a remporté le Grand Prix cycliste de Québec (GPCQ) vendredi, est un grand amateur de hockey et il a indiqué qu'il prévoyait assister au match préparatoire de la Coupe du monde de hockey entre Équipe Europe et Équipe Amérique du Nord, dimanche soir.

Sagan était si impatient d'organiser sa soirée qu'il l'a fait en pleine conférence de presse d'après-course vendredi. Tandis que le Belge Greg Van Avermaet — le médaillé d'or aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro — répondait aux questions des journalistes sur sa deuxième place, Sagan discutait avec Guillaume Boivin derrière son dos.

Les deux hommes se connaissent depuis plusieurs années déjà. Ils ont fait partie de l'équipe Cannondale en 2013 et 2014, à l'époque où Boivin agissait à titre de rouleur pour protéger l'étoile montante de la discipline.

Lorsque Boivin a été interrogé sur la teneur de la discussion entre lui et Sagan, le Montréalais de 27 ans a tout simplement répondu «nous planifions d'assister à la Coupe du monde de hockey à Montréal».

Ce n'est pas la première fois que le champion du monde de cyclisme sur route assistera à un match de hockey au Centre Bell. Sagan et Boivin s'étaient retrouvés dans les gradins pour un match préparatoire entre les Bruins de Boston et le Canadien il y a quatre ans.

«Ce sera un match spécial pour moi, parce qu'il y a six Slovaques au sein d'Équipe Europe, a souligné l'homme à la longue tignasse châtaine. Je suis très heureux d'y aller avec (Guillaume). J'avais eu beaucoup de plaisir à m'y rendre il y a quatre ans. J'ai vraiment hâte.»

Quant à savoir si Sagan s'immergera complètement dans la culture montréalaise en dégustant un sandwich à la viande fumée ou encore un fameux bagel, le principal intéressé a paru hésitant.

«Je ne sais pas, peut-être que nous aurons le temps demain soir. Je dois en parler à Guillaume, a-t-il évoqué, le sourire aux lèvres. Mais nous, les cyclistes, suivons des diètes riches en calories.»

Dimanche, Sagan tentera de balayer les honneurs des deux seules épreuves nord-américaines de l'UCI World Tour — un exploit qui n'a été accompli que par l'Australien Simon Gerrans en 2014. Même si Sagan avait enlevé les honneurs du volet montréalais de la course en 2013, le président des Grands Prix cyclistes de Québec et Montréal, Serge Arsenault, a admis qu'il ne miserait pas toutes ses économies sur lui.

«Peter pourrait exploser et remporter l'épreuve de dimanche, mais si j'étais quelqu'un chez Loto-Québec, je me dépêcherais à prendre des paris parce qu'il y a beaucoup de profondeur dans ce peloton, a-t-il confié. Il (Sagan) a prétendu pendant toute la semaine qu'il n'était pas en forme, et on a vu ce que ç'a donné. Ceci étant dit, je pense qu'il sera surveillé de très, très près demain.»