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10/09/2016 12:55 EDT | Actualisé 11/09/2017 01:12 EDT

Le Drian à Tbilissi: la Géorgie a "vocation" à intégrer l'Otan

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu samedi en Géorgie et a confirmé que l'ex-république soviétique du Caucase du sud avait "vocation" à intégrer l'Otan.

"La Géorgie a vocation à entrer dans l'Alliance" atlantique, a déclaré le ministre français aux journalistes, après avoir rencontré son homologue géorgien Levan Izoria.

Comme l'Ukraine, la Géorgie espère intégrer l'Alliance atlantique, dont les dirigeants avaient promis en 2008 qu'elle pourrait un jour rejoindre l'organisation.

Mais cette perspective reste éloignée, Moscou s'opposant catégoriquement de son côté à tout nouveau rapprochement de l'Otan de ses frontières.

"Depuis 2008, tous les pays de l'Otan reconnaissent que la Géorgie a vocation à rejoindre l'Alliance. Pour autant, il n'y a pas d'accord pour lancer à ce stade le processus d'adhésion et donc pas d'échéance pour celle-ci", a-t-on relevé dans l'entourage du ministre français à Tbilissi.

"La France a été chargée de la collaboration avec la Géorgie pour la défense aérienne, l'élément essentiel de la souveraineté", a ajouté par ailleurs M. Le Drian, qui doit également rencontrer le président géorgien Guiorgui Margvelachvili et le Premier ministre Guiorgui Kvirikachvili pendant sa visite de trois jours.

"Nous allons rapidement faire une proposition d'action pour que la Géorgie, en toute souveraineté, puisse se doter des moyens efficaces de sa souveraineté aérienne", a précisé le ministre.

La Géorgie reste marquée par l'intervention de l'armée russe sur son territoire en 2008, à l'issue de laquelle Moscou avait reconnu l'indépendance de deux territoires séparatistes pro-russes en Géorgie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.

Au cours de cette guerre éclair, la majorité des systèmes de défense antiaériens de la Géorgie ont été détruits par l'armée russe. En 2015, Tbilissi a signé un contrat avec Paris pour l'acquisition d'un système de défense antiaérien.

Lors d'une visite en 2014 dans ce petit pays du Caucase du sud, le président français François Hollande avait "rappelé le soutien de la France à (la Géorgie), à son intégrité territoriale".

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