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L'accord de paix russo-américain accueilli prudemment par l'opposition syrienne

L'opposition syrienne a dit espérer que l'accord de cessez-le-feu conclu vendredi soir entre Washington et Moscou marquera « la fin du supplice des civils ». Elle émet toutefois des doutes quant à ses chances réelles de réussite.

« Nous voulons que la Russie persuade le régime d'appliquer l'accord. Nous ne nous attendons pas à ce que le régime le fasse de plein gré », a indiqué samedi Bassma Kodmani, membre du Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble les principaux représentants de l'opposition et de la rébellion syrienne. « La Russie [...] détient toutes les cartes entre ses mains. »

Créé fin 2015 en Arabie saoudite, le HCN rassemble les principaux représentants de l'opposition et de la rébellion syrienne.

De leur côté, les rebelles modérés de l'Armée syrienne libre (ASL) ont déclaré samedi qu'il y avait peu de chance que le nouvel accord de paix USA-Russie ait un véritable impact sur le cours du conflit.

Fares al Bayouch, qui dirige la Division du Nord de l'ASL, a déclaré que la Russie et la Syrie n'avaient pas respecté le dernier accord et que les chances de réussite de la nouvelle trêve étaient les mêmes que celles de la dernière.

Un point tournant

La trêve, conclue vendredi, prévoit la démilitarisation d'Alep, deuxième ville de Syrie, en collaboration avec certains groupes de rebelles qui devront rompre tous leurs liens avec la faction syrienne d'Al-Qaïda.

Washington et Moscou, qui soutenaient des groupes de rebelles différents depuis le début du conflit en 2011, cherchaient depuis plusieurs mois à renouveler leur collaboration dans le but de trouver une solution durable contre le terrorisme dans la région.

L'accord, qui doit entrer en vigueur lundi, vise également à faciliter les opérations humanitaires, notamment le passage des convois dans des zones ravagées.

Le gouvernement turc s'est réjoui de l'adoption de l'accord de paix. Dans un communiqué, les autorités turques se sont déclarées « satisfaites » de cet accord qui permettra « d'acheminer plus facilement une aide humanitaire ».

L'administration Erdogan a outre promis de poursuivre ses efforts pour trouver « une solution politique au conflit » afin que les Syriens puissent « vivre dans une paix durable ».

Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts ainsi que des millions de déplacés.

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