BIEN-ÊTRE
08/09/2016 11:08 EDT | Actualisé 08/09/2016 11:19 EDT

La paralympienne Marieke Vervoort songe à recourir au suicide assisté après les Jeux de Rio

«Rio, c'est ma dernière volonté.»

Warren Little via Getty Images
DOHA, QATAR - OCTOBER 26: Marieke Vervoort of Belgium wins the women's 100m T52 final during the Evening Session on Day Five of the IPC Athletics World Championships at Suhaim Bin Hamad Stadium on October 26, 2015 in Doha, Qatar. (Photo by Warren Little/Getty Images)

Lorsque Marieke Vervoort passe la nuit éveillée parce que la douleur l'empêche de dormir, deux choses occupent son esprit: les médailles d'or et la mort.

Si tout va bien, elle pourrait obtenir les deux très bientôt.

La paralympienne belge de 37 ans souffre d'une maladie dégénérative de la moelle épinière, qui lui cause des souffrances inimaginables. La souffrance est telle qu'elle songe à recourir au suicide assisté après les Jeux de Rio, sa dernière compétition.

Lors des Jeux paralympiques de Londres, en 2012, Marieke Vervoort a remporté l'or au 100 m sprint en fauteuil roulant et l'argent au 200 m.

«Tout le monde m'a vue sourire avec ma médaille d'or, mais personne ne voit le côté sombre», a-t-elle confié au quotidien Le Parisien.

«Je souffre énormément. Parfois, je ne dors que 10 minutes dans une nuit, mais je continue à travailler pour gagner l'or, dit-elle. Rio, c'est ma dernière volonté. Je m'entraîne avec ardeur, même si je dois me battre avec ma maladie jour et nuit. J'espère terminer ma carrière sur le podium à Rio.»

En 2002 ― deux ans après que Mme Vervoort a été diagnostiquée et est devenue paralysée ―, la Belgique a adopté une loi sur l'aide médicale à mourir souvent décrite comme étant «la plus libérale au monde». En 2014, le pays a étendu le suicide assisté aux enfants malades en phase terminale.

«Après Rio, je mettrai fin à ma carrière sportive. Je veux voir ce que la vie me réserve et essayer de profiter des bonnes choses», a-t-elle expliqué au Daily Express.

«J'ai une bucket list. Je veux notamment essayer la haute voltige. Et j'ai commencé à songer au suicide assisté.»

Marieke Vervoort n'est pas encore certaine qu'elle empruntera cette voie, mais elle a déjà imaginé à quoi ressemblerait sa mort.

«Mes funérailles n'auront pas lieu dans une église. Il n'y aura pas de café et de petits gâteaux, a-t-elle assuré à France 2. Je veux que tout le monde boive un verre de champagne et dise "Santé, Marieke. Bonne chance. Tu as eu une belle vie. Tu es dans un endroit meilleur maintenant.»

Marieke Vervoort prendra part à sa première course, le 400 m, le vendredi 9 septembre.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l'anglais.

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