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Un autre recours aux armes chimiques en Syrie?

Des dizaines de cas de suffocation ont été signalés à Alep, en Syrie, après le largage par l'armée de Bachar Al-Assad de barils bourrés d'explosifs.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme parle de 70 personnes asphyxiées, mais ne donne pas de détails sur le gaz utilisé.

Des militants d'Aleppo Media Center, une association opposée au régime, ont en revanche accusé sur Twitter les forces gouvernementales d'avoir utilisé du chlore.

L'AFP rapporte le témoigne d'un habitant d'Alep, qui affirme qu'une odeur très forte s'est répandue dans le quartier et a provoqué des suffocations après qu'un baril soit tombé sur le quartier.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), soutenue par l'ONU, a exprimé sa préoccupation et a dit prendre « très au sérieux » ces informations.

Ce n'est pas la première fois que le régime Al-Assad est accusé de recourir aux armes chimiques. Récemment, des enquêteurs de l'ONU ont conclu que des hélicoptères de l'armée syrienne avaient répandu du gaz de chlore à Talmenes, le 21 avril 2014, et à Sarmin, le 16 mars 2015. Il s'agit de deux localités de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Les enquêteurs onusiens ont également accusé le groupe terroriste État islamique (EI) d'avoir utilisé du gaz moutarde à Marea, à Alep, le 21 août 2015.

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