POLITIQUE
07/09/2016 05:05 EDT | Actualisé 07/09/2016 05:54 EDT

Uber : le premier ministre Couillard confiant d'en arriver à une entente (VIDÉO)

GATINEAU – À quelques heures de la fin des négociations avec Uber, le premier ministre Philippe Couillard demeure convaincu qu'une entente est possible pour déployer ce modèle tout en respectant les demandes de l’industrie du taxi.

« Je pense que l’entreprise, si elle veut vraiment montrer un désir de s’intégrer au Québec, doit le faire dans la direction qu’on lui indique qui, en passant, lui donne beaucoup de latitude pour déployer son modèle en toute équité envers les chauffeurs de taxi », a-t-il déclaré en conférence de presse, mercredi après-midi.

« Le système existe et des individus de bonne foi y ont adhéré, ont contracté des hypothèques, ont mis en jeu leur avenir personnel sur la base de ces permis-là. Il faut respecter ça aussi. »

Couillard pense qu’il est possible de concilier le nouveau modèle avec celui en place et « garde espoir » que les négociations aboutiront à une conclusion positive. « Souvent, c’est dans les dernières heures, parfois les dernières minutes que ces choses-là se règlent », a consenti le premier ministre.

Québec veut imposer un plafond de 50 000 heures par semaine pour l’ensemble des chauffeurs d’Uber, selon La Presse. Il s’agirait du dernier point de litige avec l’entreprise qui menace de cesser ses activités si une entente n’est pas conclue à minuit, mercredi.

S’il n’a pas voulu commenter la teneur exacte des négociations, Couillard ne semble pas s’inquiéter outre mesure des menaces de la multinationale. « Ce sont des processus de négociation qu’on voit dans tous les cas, ce n’est pas unique à Uber. »

Plus tôt en journée, le ministre des Transports Laurent Lessard avait laissé entendre que les négociations était au point mort, mais que des propositions étaient toujours sur la table.

« Pour l’instant, il n’y a pas de matière à évolution. Ça reste difficile », a-t-il dit.

Le ministre Lessard y est allé d’une drôle d’analogie pour illustrer ses échanges avec la multinationale, qu’il accuse de vouloir s’approprier une grande part de l’industrie du taxi.

« J’ai dit à Uber : "Vous voulez faire les hamburgers de McDonald's, ceux de Burger King, ceux de Harvey's, en plus de vos propres hamburgers. Donc, quand tu veux faire tous les hamburgers, il y a peut-être un problème pour ceux qui en font déjà." »

Peu de temps après, le premier ministre l’a contredit et a affirmé que les négociations étaient toujours en cours.

Le gouvernement Couillard tiendra un conseil des ministres jeudi après-midi, après son caucus présessionnel.

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