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Les Panthers et l'art de minimiser une situation

Billet - Sept mois se sont écoulés depuis que les Broncos de Denver ont mis un frein aux aspirations des Panthers de la Caroline de soulever le trophée Vince-Lombardi lors du Super Bowl 50. Les deux formations qui ont bouclé la saison 2015 se retrouveront jeudi soir en lever de rideau de la nouvelle campagne. Difficile de demander mieux!

De l'eau a coulé sous les ponts depuis que les protégés de Gary Kubiak ont défait ceux de son homologue Ron Rivera. Certains joueurs des Panthers, dont le visage de l'organisation Cam Newton, ont indiqué que l'affrontement initial de la saison 2016 n'est pas une revanche du dernier Super Bowl. N'en croyez pas un mot.

Certes, plusieurs joueurs sont partis de part et d'autre, tandis que quelques-uns se sont greffés au noyau déjà établi. Soyez assurés que les membres des Panthers qui ont goûté au revers de 24-10 le 7 février ont toujours ce goût amer dans la bouche. Ils ont encore ce sentiment d'être passés si près d'atteindre leur objectif de carrière, mais ont dû se contenter d'un rôle de second violon.

Existe-t-il une manière plus forte que de vaincre l'équipe qui a mis un terme à son rêve pour tourner la page sur un épisode que l'on veut reléguer aux oubliettes? Je ne crois pas.

Les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants entendent parler de cette défaite depuis sept mois. Ils sont évidemment blasés de devoir aborder ce sujet.

Von Miller a également ajouté son grain de sel durant la saison morte. Le secondeur extérieur étoile a publié des photos et des commentaires sur les réseaux sociaux à maintes occasions dans le but de taquiner Newton.

Croyez-vous réellement que le quart des Panthers ne désire pas avoir le dernier mot face à celui est la principale cause de ses déboires lors de l'événement sportif par excellence aux quatre coins du globe? Poser la question c'est y répondre.

Et c'est sans oublier que la soirée de jeudi sera consacrée au dévoilement de la bannière de champions. Un énième motif pour attiser l'esprit revanchard de la Caroline.

Newton foulera le terrain du Mile High Stadium de Denver avec le couteau entre les dents et la ferme intention de venger l'échec de février. Le contraire serait irrationnel.

Siemian dans les crampons de Manning

Plusieurs membres de l'édition 2015 des Broncos ont quitté le navire depuis leur consécration. Treize des 22 partants offensifs et défensifs de l'année dernière sont de retour dans les Rocheuses, ce qui est bien peu, mais un passage obligé pour une organisation championne.

Brock Osweiler, Malik Jackson, Danny Trevathan et Louis Vasquez, notamment, font partie des nombreux départs. Mais aucun n'a été plus médiatisé que celui de Peyton Manning.

Le 29 août, Kubiak a remis le ballon dans les mains de Trevor Siemian, un illustre inconnu sélectionné au 250e échelon du repêchage 2015.

Le choix de septième tour deviendra le premier quart à entamer la rencontre suivant la conquête du Saint-Graal sans avoir tenté une passe dans la NFL. En fait, le nouveau meneur de jeu des Broncos a été sur le terrain pour un seul jeu dans le circuit Goodell. On lui avait alors confié le mandat de poser son genou au sol.

De la pression il y en aura sur les épaules de l'athlète de 24 ans. Le produit des Wildcats de l'Université Northwestern a devancé le nouveau venu Paxton Lynch, choisi au 26e rang en avril 2016, dans l'organigramme des quarts-arrières.

Il devra donc composer dans les semaines à venir avec deux délicates variables : les Broncos sont les champions en titre et le futur au poste de quart de la franchise attend impatiemment qu'on lui confie les rênes de l'attaque.

Siemian a toutefois quelques outils à sa portée pour réussir ses débuts. Il pourra s'appuyer sur le demi offensif C.J. Anderson ainsi que sur les receveurs Demaryius Thomas et Emmanuel Sanders.

Sans prêter directement main-forte à Siemian, les vedettes qui se retrouveront de l'autre côté du ballon sont toujours les mêmes. Miller, DeMarcus Ware, Brandon Marshall, Chris Harris fils et Aqib Talib, pour ne nommer que ceux-là, défendront leur trône durement acquis.

La tâche s'annonce ardue. Pas impossible, mais assez complexe. Et le premier duel ne sera pas de tout repos. Une chance que les Panthers ne voient pas cette confrontation comme une occasion de se venger...

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