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06/09/2016 08:48 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Syrie: cas de suffocation à Alep après le largage de barils (OSDH)

Plusieurs dizaines de cas suffocation ont été relevés mardi dans un quartier rebelle d'Alep après le largage de barils d'explosif par l'aviation du régime, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées par des tirs rebelles contre Azamiyé, un quartier tenu par le régime à Alep, selon la même source.

"Des hélicoptères du régime ont jeté des barils d'explosifs sur Soukkari et il y a eu plus de 70 cas de suffocation", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui n'était pas en mesure de dire à cause de quel gaz les personnes avaient été asphyxiées.

En revanche, des militants d'Aleppo Media Center, une association antirégime, ont accusé sur twitter les forces gouvernementales d'avoir attaqué Soukkari avec du chlore, parlant de "dizaines de cas" de suffocation.

Un habitant du quartier, qui a été asphyxié, a affirmé qu'un baril était tombé sur le quartier sans faire de destruction mais qu'une odeur très forte s'en était dégagée et avait provoqué des cas de suffocations.

Fin août, des enquêteurs de l'ONU avaient conclu que des hélicoptères militaires syriens avaient répandu du gaz de chlore sur au moins deux localités de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à Talmenes le 21 avril 2014 et Sarmin le 16 mars 2015.

Ils accusaient aussi le groupe jihadiste Etat islamique (EI) d'avoir utilisé du gaz moutarde à Marea, dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 21 août 2015.

Alliée du régime, la Russie avait mis en doute les conclusions d'un rapport d'enquête de l'ONU.

Alep est coupée en deux depuis juillet 2012, avec à l'est les quartiers rebelles et à l'ouest les quartiers tenus par le régime.

Ce dernier largue au quotidien des barils d'explosifs destructeurs qui ont fait des milliers de victimes du côté rebelle. Les insurgés ripostent par des tirs au mortier meurtriers sur le secteur loyaliste.

Dans la province d'Idleb, majoritairement contrôlée par les rebelles, huit personnes, dont deux enfants, ont péri dans des raids du régime, selon l'OSDH.

rh/sk/vl