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06/09/2016 03:11 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Ouzbékistan: Poutine se recueille sur la tombe de Karimov

Le président russe Vladimir Poutine s'est recueilli mardi sur la tombe du président ouzbek Islam Karimov, enterré le weekend dernier à Samarcande, dans le sud-ouest de l'Ouzbékistan.

Le chef de l'Etat russe, de retour du sommet du G20 en Chine, a déposé des fleurs sur la tombe, selon des images de la télévision russe.

Le président russe était accompagné du Premier ministre ouzbek Chavkat Mirzioïev, qui a dirigé les funérailles d'Islam Karimov, mort à l'âge de 78 ans à la suite d'une hémorragie cérébrale.

"Vous pouvez entièrement compter sur nous, comme sur vos amis les plus loyaux", a déclaré M. Poutine, selon l'agence de presse Interfax.

"Votre visite aujourd'hui veut dire beaucoup et nous vous en sommes très reconnaissants", a répondu M. Mirzioïev, estimant que le président russe était un "vrai ami" du pays en "ces temps difficiles".

Vladimir Poutine, qui n'avait pas pu participer aux funérailles du président ouzbek en raison de sa présence au sommet du G20, a également rencontré la veuve et la fille cadette d'Islam Karimov, selon les images de la télévision russe.

A l'annonce de la mort vendredi d'Islam Karimov, le président russe avait déploré "une perte immense" et salué "un homme d'Etat de la plus grande autorité et un vrai leader".

Son Premier ministre Dmitri Medvedev avait représenté la Russie aux obsèques.

Le décès du président Karimov, après 25 ans de règne sans partage, ouvre la voie à une période d'incertitude dans ce pays frontalier de l'Afghanistan.

Le président du Sénat Nigmatilla Iouldachev assure l'intérim du pouvoir jusqu'à l'organisation d'élections dans les trois mois.

Parmi les prétendants à la succession d'Islam Karimov, le Premier ministre Chavkat Mirzioïev fait figure de favori. Deux autres hommes sont également considérés comme ds prétendants potentiels: le ministre des Finances Roustam Azimov et le puissant chef de la sécurité Roustam Inoyatov.

Inquiet de la montée de l'islamisme radical en Ouzbékistan, Moscou suit de près la situation dans l'ex-république soviétique, affirment les experts.

Pour Moscou, la priorité est de maintenir la stabilité du pays, car la Russie "craint en ce moment que (l'organisation Etat islamique) puisse prendre avantage du vide du pouvoir", explique à l'AFP Scott Radnitz, expert de la région à l'Université de Washington.

Moscou veut également veiller à ce que "le nouveau dirigeant ne travaille pas contre les intérêts de la Russie. Mais l'Ouzbékistan sous Karimov a toujours fait attention à conserver son indépendance et sa liberté d'action, parfois au détriment de la Russie", ajoute-t-il.

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