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06/09/2016 02:59 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Obama a "hâte" de recevoir Aung San Suu Kyi à la Maison Blanche le 10 septembre

Le président américain Barack Obama a déclaré mardi avoir "hâte" de recevoir la chef de la diplomatie birmane Aung San Suu Kyi, annonçant sa venue à la Maison Blanche "la semaine prochaine".

"J'ai hâte d'accueillir la conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi à la Maison Blanche la semaine prochaine, alors que nous soutenons le peuple de Birmanie dans son cheminement vers le pluralisme et la paix", a déclaré le président Barack Obama lors du sommet des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) au Laos, pays voisin de la Birmanie.

Barack Obama et l'icône de la démocratie, qui a passé des années en résidence surveillée sous la junte birmane, se sont d'ailleurs revus au sommet de l'Asean, pour la première fois depuis la victoire d'Aung San Suu Kyi aux législatives de novembre 2015.

Désormais chef de la diplomatie birmane - et de facto chef du gouvernement -, la Prix Nobel de la paix avait réservé sa première grande visite à l'étranger à Pékin, acteur économique clef dans la région.

Sa visite aux Etats-Unis en septembre était déjà connue, mais aucune date n'avait encore filtré.

Les autorités birmanes ont confirmé mardi à l'AFP qu'Aung San Suu Kyi se rendrait aux Etats-Unis le 10 septembre, sans plus de détails sur son agenda.

"En tant que premier président des Etats-Unis à avoir visité la Birmanie, je suis fier que les Etats-Unis aient encouragé et soutiennent aujourd'hui une transition historique vers la démocratie", a ajouté Barack Obama.

La dernière visite de Barack en Birmanie remonte à novembre 2014, où il avait appelé, au côté de celle qui était alors chef de l'opposition, à des élections "libres et équitables".

Il s'était ensuite félicité que les anciens généraux placés à la tête d'un gouvernement de transition post-junte en 2011 aient accepté de reconnaître la victoire écrasante du parti d'Aung San Suu Kyi aux législatives de novembre 2015.

Washington a opéré avec la Birmanie un virage à 180 degrés depuis la démocratisation de 2011, en allégeant ses sanctions économiques imposées dans les années 1990.

Mais celles-ci ne sont pas totalement levées et Washington maintient une liste noire de personnes accusées d'entraver la démocratisation du pays.

Washington a ainsi renforcé ses sanctions contre le puissant groupe birman World Asia, créé par l'homme d'affaires et trafiquant de drogue notoire Lo Hsing Han et aujourd'hui dirigé par son fils Steven Law.

jta-hla-dth/rap