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06/09/2016 10:14 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Missiles nord-coréens: consultations infructueuses à l'ONU

Les ambassadeurs des 15 pays du Conseil de sécurité de l'ONU ont tenu mardi des consultations à New York, sans parvenir pour l'instant à élaborer une riposte commune aux derniers tirs de missiles balistiques nord-coréens.

"Le Conseil va continuer de travailler sur une déclaration" concernant ces trois lancements effectués lundi par Pyongyang, a déclaré à des journalistes l'ambassadeur chinois Liu Jieyi à l'issue d'un peu plus d'une heure de réunion à huis clos.

La Chine est le seul allié du régime communiste nord-coréen et son principal partenaire économique et Pékin cherche généralement à protéger Pyongyang.

Mais les derniers tirs ont coïncidé avec la réunion du G20 en Chine.

Les représentants des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud sont venus ensemble devant les journalistes pour dénoncer une nouvelle fois les programmes militaires nord-coréens.

"Avec chaque essai, chaque violation des résolutions de l'ONU -- et il y en a eu 22 depuis le début de l'année -- la Corée du Nord démontre qu'elle progresse dans son programme balistique", a souligné l'ambassadrice américaine Samantha Power.

"Le Conseil doit rester uni et sans équivoque dans sa condamnation de ces essais et nous devons agir pour faire appliquer nos résolutions", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur les chances de voir le Conseil adopter une déclaration unanime, elle a rappelé qu'il l'avait fait fin août en réponse à de précédents tirs. "Nous espérons, a-t-elle dit, le faire une nouvelle fois (..) et nous voulons alourdir les conséquences" pour Pyongyang de nouveaux tirs.

Son homologue japonais Koro Bessho a affirmé que lors de la réunion "tous les pays membres avaient dénoncé les tirs comme des violations flagrantes des résolutions de l'ONU". Il a "espéré que le Conseil sera capable d'agir dans l'unité".

Les résolutions de l'ONU interdisent à la Corée du Nord toute activité nucléaire ou balistique sous peine de sanctions.

En mars, le Conseil avait adopté les sanctions économiques et commerciales les plus sévères jamais décrétées contre Pyongyang, ce qui n'a pas empêché le régime communiste de multiplier ensuite les lancements de missiles.

En réponse, le Conseil s'est contenté d'adopter depuis mars six déclarations dénonçant la poursuite des programmes nucléaire et balistique nord--coréens et appelant à appliquer strictement les sanctions déjà décidées. Mais un tel tour de vis dépend en grande partie de la Chine. Or, Pékin s'irrite de son côté du projet de déploiement d'un bouclier anti-missiles américain en Corée du Sud.

Pyongyang a tiré lundi trois missiles balistiques au large de sa côte orientale.

Les missiles ont été lancés vers 03H00 GMT lundi depuis l'ouest de la Corée du Nord et se sont abîmés en mer du Japon, également appelée mer Orientale, moins de quinze jours après le tir d'un projectile par un sous-marin nord-coréen.

avz/vog