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06/09/2016 10:32 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Les candidats à la direction du PQ courtisent la jeunesse

Les enjeux liés à l'éducation et la jeunesse, mais aussi la stratégie référendaire, ont dominé le premier débat réunissant les quatre candidats à la direction du Parti québécois, qui a eu lieu mardi midi devant plus de 300 étudiants réunis dans un auditorium de l'Université de Montréal.

Un texte de François Messier

Organisé par l'aile jeunesse du PQ, le débat, qui a duré 90 minutes, n'a pas donné lieu à des accrochages majeurs. Séparé en débats de trois minutes à un contre un, il a permis à chacun des candidats d'avancer plusieurs de leurs propositions, mais sans que des débats vigoureux ne s'ensuivent vraiment.

Martine Ouellet et Jean-François Lisée ont tout de même décoché quelques flèches visant Alexandre Cloutier, qui a lui-même attaqué M. Lisée à quelques reprises en ressortant certaines des propositions que ce dernier a faites au cours de sa longue carrière politique.

M. Lisée et Mme Ouellet ont notamment profité de l'occasion pour proposer la gratuité scolaire pour les études supérieures. Le premier propose d'y parvenir graduellement pour les familles de la classe moyenne, tandis que la seconde défend la gratuité tous azimuts.

« Ça ne me dérange pas que les enfants de Desmarais et de Pierre Karl Péladeau paient le plein prix », a fait valoir le député de Rosemont.

Mes collègues font « la moitié du chemin » à ce sujet, a plaidé pour sa part la députée de Vachon. Si on veut des familles nombreuses, « c'est nécessaire d'aller vers la gratuité scolaire » pour tous, a-t-elle déclaré, avant de faire valoir que le Québec a « les moyens » d'y parvenir.

Disant vouloir créer le « meilleur système d'éducation au monde », M. Cloutier a plutôt proposé la gratuité scolaire à l'université, pour que « quiconque puisse aller à l'université sans égard à l'épaisseur de son portefeuille ». Il a aussi plaidé pour la gratuité du matériel scolaire à tous les niveaux.

Rappelant qu'il avait défendu les « carrés rouges » lors du conflit étudiant du printemps 2012, Paul St-Pierre Plamondon a plutôt fait valoir la nécessité de réinvestir dans les universités et invité ses collègues à ne pas tomber dans la « surenchère ».

« Regardons la capacité budgétaire de l'État », a-t-il laissé tomber, en évoquant le spectre de Bob Rae, dont le gouvernement néo-démocrate a plongé l'Ontario dans le rouge au début des années 90.

Plus de détails à venir.