NOUVELLES
06/09/2016 08:01 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

Le Kirghizstan impute l'attentat contre l'ambassade de Chine aux jihadistes ouïghours

Les autorités du Kirghizstan ont imputé mardi à des jihadistes ouïghours opérant en Syrie l'attentat suicide à la voiture piégée qui a visé l'ambassade de Chine à Bichkek la semaine dernière, faisant trois blessés.

Un monospace s'était lancé le 30 août contre le portail de l'ambassade de Chine dans la capitale kirghize avant d'exploser au coeur du complexe, près de la résidence de l'ambassadeur. Trois Kirghiz, membres du personnel de l'ambassade, ont été hospitalisés à la suite de cette attaque.

Les commanditaires de cet attentat sont "des groupes terroristes ouïghours opérant en Syrie", a affirmé mardi le Comité de sécurité nationale du Kirghizstan dans un communiqué.

Le kamikaze présumé est un Ouïghour détenteur d'un passeport tadjik et membre du Mouvement islamique du Turkestan oriental (Etim), une organisation séparatiste islamiste armée considérée comme proche d'Al-Qaïda, selon les autorités kirghizes.

Cinq personnes accusées d'être liées à l'attaque ont été arrêtées et un avis de recherche émis à l'encontre de quatre autres, soupçonnés de se trouver en Turquie, selon le communiqué.

Les autorités chinoises affirment que l'organisation État islamique recrute parmi les Ouïghours, des musulmans turcophones qui constituent la première ethnie du Xinjiang, une vaste région chinoise semi-désertique mais riche en ressources aux confins de l'Asie centrale.

Une partie de la population ouïghoure est hostile à la tutelle de Pékin et une frange radicalisée est à l'origine ces dernières années d'attentats meurtriers dans la région et en dehors, Pékin imputant ces attaques à des groupes "séparatistes" et "islamistes".

L'influence réelle de l'Etim est toutefois mise en doute par des experts et les pays occidentaux.

tol-del/pop/tbm/kat/lpt