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06/09/2016 07:15 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

La Turquie espère une trêve en Syrie cette semaine (porte-parole)

La Turquie a dit mardi espérer l'instauration d'un cessez-le-feu en Syrie avant le début de la semaine prochaine, malgré l'échec des puissances mondiales à parvenir à un accord au sommet du G20 en Chine.

Le porte-parole de Recep Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin, a révélé que le président turc avait rencontré une deuxième fois ses homologues russe et américain avant de quitter la réunion du groupe des grandes puissances économiques à Hangzhou.

Selon lui, M. Erdogan a affirmé à Vladimir Poutine et Barack Obama qu'il était essentiel de "convenir d'un cessez-le ou d'une trêve le plus tôt possible" dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie.

"Nous attendons un accord final. Nous en avons reçu les grandes lignes mais nous attendons un accord sur le papier qui puisse être mis en oeuvre", a déclaré M. Kalin à la chaîne de télévision turque NTV.

Interrogé sur la date à laquelle une telle trêve pourrait être appliquée, M. Kalin a répondu que le président turc avait dit à M. Poutine que les habitants d'Alep devraient voir les combats cesser à temps pour la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir qui, en Turquie, commence le 12 septembre.

Selon lui, il pourrait d'abord y avoir une trêve de 48 heures qui serait ensuite prolongée, le régime du président Bachar al-Assad et les rebelles arrêtant les combats.

Un accord entre Moscou et Washington était attendu au G20, mais les Etats-Unis ont admis que celui-ci ne pourrait être annoncé dans l'immédiat.

La Turquie et la Russie soutiennent des parties opposées en Syrie, Moscou appuyant Assad et Ankara l'opposition. Mais ces deux pays ont récemment montré des signes de rapprochement sur le dossier syrien après un accord en vue de la normalisation de leurs relations.

La Turquie a parallèlement déclenché le 24 août une offensive militaire dans le nord de la Syrie, visant officiellement le groupe Etat islamique (EI) et les milices kurdes. Selon M. Kalin, M. Poutine a affirmé à Erdogan que l'opération bénéficiait de son "soutien total".

Par ailleurs, M. Kalin a assuré que les Etats-Unis et la Turquie n'étaient toujours pas parvenus à un accord sur les YPG (Unités de protection du peuple kurde), considérées par Ankara comme un groupe "terroriste" mais qui représentent un allié efficace contre l'EI pour Washington.

Le conflit syrien a fait plus de 290.000 morts depuis son déclenchement en 2011.

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