NOUVELLES
06/09/2016 17:52 EDT | Actualisé 07/09/2017 01:12 EDT

L'expérience est facultative aux yeux d'Équipe Amérique du Nord

L'Équipe Amérique du Nord, composée des meilleurs hockeyeurs américains et canadiens de moins de 23 ans, fait office de joker dans le tournoi nouvelle mouture de la Coupe du monde.

Bourrée de talent en attaque, la formation compte aussi sur Matt Murray. Le gardien de 22 ans a épaté la galerie lors de la conquête de la Coupe Stanley par les Penguins de Pittsburgh au printemps dernier.

Mais qu'en est-il de la défense? Et avec un tournoi aussi bref, est-ce que les jeunes pourront faire face aux joueurs aguerris de la Suède ou du Canada?

« Je ne veux pas dire que la valeur de l'expérience est surfaite, mais dans un tournoi court comme celui-ci, on a définitivement une chance. On a certainement beaucoup de talent, et on a faim », d'ajouter Nathan MacKinnon, après la deuxième journée du camp de l'équipe, à Montréal.

L'entraîneur-chef Todd McLellan a dirigé deux sessions soutenues. Il n'a que trois jours pour instaurer un système pour son équipe. Les joueurs, eux, ne semblent pas s'en soucier.

« Nous n'avons peut-être pas l'expérience mais notre potentiel offensivement et défensivement est très intéressant », a indiqué Seth Jones.

« La ligue devient de plus en plus jeune », a remarqué Sean Couturier. Le choix de premier tour des Flyers de Philadelphie en 2011 en est déjà à sa cinquième saison.

Marquer des buts ne sera pas un problème pour l'Amérique du Nord. Connor McDavid et Jack Eichel sont les deux têtes d'affiches de la formation. Ils ont inscrit respectivement 48 et 56 points à leur première année dans la LNH.

Les Torontois attendront avec fébrilité Auston Matthews, sélectionné par les Maple Leafs au premier rang du dernier repêchage.

Murray comme Carey Price

Puis vient le cas de Murray. « Il est très bon », reconnaît le Québécois Jonathan Drouin. Ce dernier a eu l'occasion de le voir de près, en finale d'Association de l'Est des dernières séries.

C'est à la ligne bleue que les choses pourraient se corser. Mais Couturier ne s'inquiète pas pour autant. « Si on a la rondelle et on contrôle le jeu, ça va être difficile d'exploiter nos faiblesses. C'est un peu ça notre mentalité : on veut utiliser nos forces. »

« Les gars savent un peu à quoi s'attendre contre les équipes internationales, mais en même temps c'est un format différent. C'est pas mal plus compétitif. Il n'y aura pas de match un peu facile, contre un petit pays. »

« Je suis excité, a reconnu, en français, Matt Murray. Je pense qu'on a un bon groupe de joueurs ici. On peut peut-être faire mentir les autres. »